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Abidjan : la BAD réaffirme son soutien à la ZLECAf, moteur du développement du continent africain


Abidjan, 4 octobre 2025 – Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a réaffirmé, vendredi à Abidjan, l’engagement de son institution en faveur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour lui, cette initiative panafricaine « n’est pas qu’un projet économique, mais bien le moteur du développement de l’Afrique ».

Le responsable de la BAD s’exprimait lors d’une rencontre avec Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf, consacrée à l’évaluation des progrès enregistrés depuis la mise en œuvre du Programme d’appui institutionnel de la zone, financé par la Banque à hauteur de 16 millions de dollars.

Des progrès tangibles vers une intégration commerciale effective

Ce soutien financier a permis la création et l’opérationnalisation du Secrétariat de la ZLECAf, désormais doté d’outils modernes pour faciliter les échanges intra-africains. Parmi ces acquis figurent un tarif douanier électronique, des certificats d’origine, un système panafricain de paiement et de règlement, ainsi qu’un Fonds d’ajustement destiné à appuyer les États membres dans la mise en œuvre de leurs politiques commerciales.

À ce jour, plus de 5 000 certificats d’origine ont été délivrés, illustrant le bon fonctionnement du mécanisme et la montée en puissance du commerce continental.

La ZLECAf, levier d’un marché africain intégré

Ratifiée par 49 pays sur 54 signataires, la ZLECAf est appelée à devenir le plus vaste marché intégré au monde, regroupant 1,5 milliard de consommateurs pour un PIB combiné de plus de 3 000 milliards de dollars. Son objectif : dynamiser le commerce intra-africain, réduire la dépendance extérieure et stimuler la production locale.

Entre 2022 et 2024, la BAD a par ailleurs approuvé 7,23 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures liées à l’intégration régionale, notamment dans les pays à faible revenu. Ces financements ont permis d’améliorer la connectivité des transports, de lever plusieurs barrières commerciales et de renforcer les corridors économiques stratégiques du continent.

Une vision commune pour la prospérité africaine

En appuyant la ZLECAf, la Banque africaine de développement entend poursuivre sa mission historique : promouvoir la prospérité partagée et soutenir la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

« La ZLECAf est l’expression la plus concrète de l’intégration africaine que nous appelons de nos vœux », a conclu Sidi Ould Tah, soulignant que l’avenir économique de l’Afrique repose sur une coopération renforcée et une vision commune du développement durable.

 

Haoua Sangaré

LETJIKAN


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