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AES : les experts tracent la feuille de route de l’An II à Ouagadougou

  • 26 févr.
  • 2 min de lecture

Ouagadougou accueille, depuis le mardi 24 février 2026, une rencontre stratégique des hauts fonctionnaires de la Confédération des États du Sahel (AES). Objectif : poser les jalons de la deuxième année de l’organisation confédérale à travers l’élaboration d’une feuille de route ambitieuse appelée à guider l’action commune des trois États membres.

Pendant 48 heures, des experts du Burkina Faso, du Mali et du Niger examinent un projet de document stratégique proposé par le Burkina Faso, qui assure la présidence tournante de la Confédération depuis décembre 2025. Ce texte structurant doit définir les priorités politiques, sécuritaires et économiques de l’espace AES pour l’An II.

Consolider les acquis, structurer l’avenir

Au-delà d’un exercice technique, cette rencontre vise à dresser un bilan des premières réalisations de la Confédération et à identifier les axes d’amélioration. Trois piliers majeurs structurent les discussions : la sécurité collective, le développement endogène et la diplomatie concertée.

Les travaux préparatoires, qui précèdent une réunion ministérielle prévue le 26 février, ont pour ambition d’harmoniser les approches nationales afin d’aboutir à un cadre d’actions cohérent et réaliste. Chaque mesure proposée est analysée, discutée et ajustée dans un esprit de complémentarité entre les trois États membres.

Vers une vision confédérale unifiée

À l’ouverture des travaux, le président de la Commission nationale de la Confédération AES du Burkina Faso, Bassolma Bazié, a appelé les participants à privilégier l’intérêt commun au-delà des considérations nationales. Selon lui, la réussite de la feuille de route dépendra de la capacité des États à adopter une vision confédérale fondée sur la solidarité et la responsabilité collective.

La cheffe de la délégation nigérienne, Bayard Mariama Gamatie, a pour sa part insisté sur la dimension stratégique du document en préparation. Elle a souligné la nécessité de parvenir à un consensus fort, susceptible de traduire la volonté des Chefs d’État en actions concrètes et perceptibles pour les populations.

Représentant le Mali, l’ambassadeur Mahamane Hamadou Maïga a rappelé que l’amélioration des conditions de vie des citoyens demeure la finalité centrale de cet engagement commun. La paix durable, la lutte contre le terrorisme, la libre circulation et le développement économique figurent parmi les priorités partagées.

Prochaine étape : validation ministérielle

À l’issue des travaux techniques, les conclusions seront soumises aux ministres en charge des trois piliers de la Confédération. Cette étape politique devra valider les grandes orientations de l’An II et impulser leur mise en œuvre effective.

À travers cette nouvelle feuille de route, la Confédération des États du Sahel entend renforcer sa crédibilité institutionnelle, consolider son autonomie stratégique et inscrire son action dans la durée. Les arbitrages attendus dans les prochains jours pourraient ainsi constituer une étape déterminante dans la consolidation de cet espace sahélien en pleine construction.

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN


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