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Affaire Kémi Séba : Niamey confirme l’authenticité de son passeport diplomatique

  • 20 avr.
  • 2 min de lecture

Le gouvernement nigérien a apporté ses premières clarifications officielles concernant l’arrestation de l’activiste panafricaniste Kémi Séba en Afrique du Sud, alors que les autorités sud-africaines évoquent une possible procédure d’extradition vers le Bénin.

En déplacement à Lomé dans le cadre d’une réunion de haut niveau consacrée à la stratégie du Togo pour le Sahel, le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a confirmé au micro de VoxAfrica que Kémi Séba est « détenteur d’un passeport diplomatique régulièrement attribué » par le Niger. Selon lui, la mission diplomatique nigérienne à Pretoria a été sollicitée par la police sud-africaine uniquement pour authentifier ce document.

D’après les informations communiquées à Niamey, le motif de l’interpellation serait lié à une situation de séjour irrégulier. « Il a dépassé la durée autorisée de son séjour », a précisé le chef de la diplomatie nigérienne.

L’audience judiciaire, initialement prévue en milieu de semaine, a été reportée au 20 avril. Bakary Yaou Sangaré affirme suivre le dossier sur la base « d’informations officielles » et indique que, pour l’heure, aucune notification d’extradition n’a été adressée aux autorités nigériennes. « La police ne nous a pas parlé d’extradition ou de quoi que ce soit », a-t-il déclaré, tout en évoquant la possibilité d’une évolution de la situation.

Version des autorités sud-africaines

Du côté de Pretoria, la police sud-africaine présente une version différente des faits. Stellio Gilles Robert Capo Chichi, connu sous le nom de Kémi Séba, âgé de 45 ans, a été arrêté le 13 avril dans un centre commercial de la capitale sud-africaine, en compagnie de son fils Khonsou Séba Capo Chichi (18 ans) et d’un individu identifié comme François van der Merwe.

Les trois hommes sont soupçonnés d’avoir tenté d’organiser un passage clandestin vers le Zimbabwe, via le fleuve Limpopo, dans l’optique de rejoindre ensuite l’Europe. Selon les autorités, cette opération aurait été préparée avec l’aide d’un complice rémunéré à hauteur d’environ 14 000 dollars.

Lors de l’intervention, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs téléphones portables ainsi qu’une somme en espèces estimée à 17 700 dollars.

L’évolution de ce dossier, aux implications diplomatiques et judiciaires, reste étroitement suivie par les autorités nigériennes.

 

Source: Bamako bamada

 

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN

 

 

 



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