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Assimi Goïta face aux forces vives : « Le terrorisme doit être combattu jusqu’à la victoire finale »

À l’occasion de la traditionnelle présentation des vœux de nouvel an, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a reçu les représentants des forces vives de la Nation ainsi que diverses organisations de la société civile. Une rencontre qui a permis d’aborder les grands enjeux nationaux et les actions engagées par l’État pour relever les défis du moment.

Dans son allocution, le chef de l’État a affirmé que de nombreuses figures du terrorisme ont été neutralisées au cours des derniers mois, tandis que d’autres combattants ont déposé les armes. Des résultats qui, selon lui, témoignent de la montée en puissance de l’armée malienne. Il a tenu à rappeler que la crise sécuritaire que traverse le pays n’a ni fondement religieux ni caractère ethnique : « C’est du terrorisme pur et simple qui doit être combattu en tant que tel et jusqu’à la victoire finale », a-t-il insisté.

Poursuivant sur le volet militaire, le président de la Transition a annoncé la poursuite des recrutements ainsi que le renforcement continu des capacités de défense. Un effort qui s’inscrit dans une stratégie globale de reconquête du territoire et de préservation de la souveraineté nationale.

Le général Goïta a également salué la résilience de la population face aux difficultés liées à l’accès à l’électricité et aux carburants, assurant que le gouvernement mobilise les ressources nécessaires pour y remédier. À cette lutte sécuritaire s’ajoute, selon lui, celle menée pour une souveraineté économique renforcée.

Évoquant les réformes engagées, le président de la Transition est revenu sur la relecture du Code minier, dont les retombées financières dépassent les prévisions initiales. « Nous nous attendions à 400 milliards, mais nous avons négocié et obtenu 761 milliards de francs CFA », s’est-il félicité, soulignant que cette réforme a permis d’améliorer les recettes de l’État à hauteur de 580 milliards de francs CFA et porté le budget national à plus de 1 022 milliards.

Autre dossier central : la lutte contre la corruption, avec plus de 140 audits menés par le Bureau du Vérificateur Général en 2025. Sur ce point, le chef de l’État a mis l’accent sur la nécessité de garantir l’indépendance de la justice, non seulement dans les affaires de corruption, mais aussi dans tous les autres domaines, y compris lorsqu’elles impliquent des acteurs religieux.

Une position relayée par le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), dont le représentant, Mohamed Maki Bah, a réaffirmé la constante opposition des autorités religieuses musulmanes à toute instrumentalisation de l’islam à des fins violentes.

Au nom des forces vives, plusieurs intervenants ont salué les efforts du gouvernement de Transition en faveur du développement et du bien-être du peuple malien. Mamoutou Niaré, représentant des familles fondatrices de Bamako, a notamment mis en avant les résultats obtenus dans le cadre de l’initiative des Pupilles de la Nation, l’instauration de l’année 2025 comme Année de la Culture, ainsi que la reconquête territoriale marquée par le retour de Kidal dans le giron national.

 

Haoua SANGARÉ

 

LETJIKAN


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