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Bilan des barrages Qatar 2022 : Les éclairages de Bavieux

  • 9 avr. 2022
  • 4 min de lecture

Au sortir des deux matches de barrages de la Coupe du monde Qatar 2022, la Fédération malienne de football était face à la presse ce jeudi 7 avril à l’Hôtel Radisson Collection pour faire le bilan des deux matches de barrages de la Coupe du monde.

Pour faire le bilan de la Fédération malienne de football au sortir des deux barrages de la Coupe du monde, le président de la Fédération malienne de football est longuement revenu sur les deux matches contre la Tunisie. En ce qui concerne la préparation de la sélection nationale au match aller comme au match retour, le président de la Fédération malienne de football Mamoutou Touré Bavieux estime que malgré les difficultés que traverse le pays, l’Etat a mis à disposition des moyens pour nous permettre de se surpasser et de pouvoir nous qualifier. Après le match aller perdu à Bamako, toutes les dispositions avaient été prises à Tunis pour espérer faire un grand mach à Tunis pour se racheter. Pour se faire toutes les dispositions avaient été prises un mois à l’avance, à commencer par le choix des meilleurs hôtels, les véhicules, la restauration de l’équipe jusqu’à l’eau tout était assuré par la partie malienne. Là aussi le gouvernement a joué son rôle. Se focalisant sur le match proprement dit où l’équipe malienne est parvenue à marquer un but cinq minutes après. Contrairement à ceux qui soutiennent que la Fédération n’a pas fait de réclamation, le président de la Fédération estime que la Fédération a bel et bien formulé une réclamation auprès de la Fifa pour ce qu’ils considèrent comme une erreur d’arbitrage. Certes dit il, nous n’avons pas pu nous qualifier, pour autant c’est une grosse déception pour nous-mêmes et pour tout le pays. Quand on voit ce que ces jeunes ont prouvé en un an et voir aujourd’hui nous ne sommes pas à la coupe du monde, c’est avec beaucoup de peine que nous nous mettons devant vous pour dire que nous en souffrons autant que vous-mêmes. Selon le président de la Femafoot, ce qui est important il faut qu’on se mette ensemble. « Les problèmes et les propos souvent un peu virulents à notre endroit, nous membres de la Fédération c’est normal, nous sommes l’administration, nous en prenons les coups. Mais de grâce protéger nos joueurs. Parce que les choses s’enchaînent très rapidement. Au mois de juin nous allons commencer les éliminatoires de la Can Côte d’Ivoire 2023. Il faut très rapidement se remobiliser, se soutenir si nous voulons jouer un rôle aussi important. Sans parler en terme de bilan, le premier responsable estime qu’ils ont tout mis en œuvre pour pouvoir se qualifier à la Coupe du monde Qatar 2022 qu’ils n’ont pas pu pour des raisons déjà évoquées mais pour autant nous devons rester solidaires, mobilisés. Quand aux propos souvent un peu discourtois à l’endroit des joueurs binationaux, Mamoutou Touré Bavieux demande que cela cesse. Selon lui, nous avons eu ces dernières années beaucoup de difficultés à pouvoir mobiliser les binationaux. On est sur une bonne dynamique pour réussir à faire amener le maximum de binationaux avec nous. Il faut qu’on contribue de façon positive à les faire venir pour jouer avec la patrie.

Evoquant le collège qui a assisté l’entraîneur, le président de la Femafoot estime qu’avec le recul nous avons besoin de ce collège pour aider l’encadrement qui va venir sur un certain nombre de segment non pas pour dire qu’ils ont été entraîneur ou c’est eux qui ont géré l’équipe. Nous avons fait les deux matchs ils n’ont jamais géré l’équipe, ni jamais eu d’emprise sur Magassouba. Au contraire le cadre dans lequel le collège a évolué était un cadre très convivial. Parce que Magassouba est leur aîné, après chaque entraînement ils se retrouvaient pour discuter entre eux et ils ne se sont vraiment pas interféré ni dans le choix des joueurs ni dans le schéma tactique. Ils ont par moment discuté avec Magassouba et Fousseini pour cela.

Pour conclure le président de la Fédération malienne de football estime que les portes de la Fédération sont grandement ouvertes à tout journaliste sportif qui va à la recherche de l’information. Chaque fois qu’une information leur est parvenue, ne disposant pas d’éléments probants, la Fédération se mettra à sa disposition pour quoi que ce soit. Aux dires du premier responsable de la Femafoot, ils n’ont rien à cacher. Dans tous les pays du monde de la France, au Brésil, aux Etats -Unis en passant par les pays africains l’équipe nationale c’est la souveraineté de l’Etat. Tout ce qui se fait en faveur de l’équipe nationale incombe à l’Etat. Nous sommes là pour coordonner. Selon Bavieux les moyens financiers auxquels beaucoup font allusion en disant que l’Etat a mis des milliards cela est vrai. Et à ses dires les matchs livrés on dû coûter beaucoup d’argent. Mais cet argent, poursuit Bavieux ne vient ni à la Fédération ni que la Fédération ait une quelconque influence. Cet argent est géré par le régisseur de l’Etat selon le président de la Fédération malienne de football. Qui demande aux uns et aux autres à apaiser la tension qui est aujourd’hui entrain de s’enflammer. « Critiquez nous, donnez nous des orientations, dites ce que vous voudrez du comité exécutif. Mais de grâce sortez des joueurs de ce champ. C’est un truc extrêmement sensible » a conclu Mamoutou Touré Bavieux.

Almihidi Touré

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