Campagne agricole 2022 : Le prix du coton fixé à 285 Fcfa/k par Assimi Goïta
- 16 avr. 2022
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Le colonel Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’Etat, a présidé l’ouverture de la 12e session du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) le 12 avril dernier à Koulouba. Après avoir suivi avec intérêt les communications du ministre du Développement rural, il a pris des mesures incitatives pour l’amélioration des productions céréalières, cotonnières et animales.
En effet, à travers cette cérémonie, le chef de l’Etat a été édifié sur le plan de campagne agricole consolidé et harmonisé, du bilan 2021 ainsi que de la programmation 2022 et les prévisions des campagnes agricoles 2023-2024, présentée par le ministre du Développement rural.
Devant le colonel Assimi Goïtaqui l’écoutait religieusement, le ministre Modibo Keïta a non seulement dégagé l’état d’exécution du budget 2021, mais aussi fait cas des difficultés rencontrées au cours de cette campagne écoulée.
A la faveur de cette cérémonie, le responsable du ministère du Développement rural a notifié au président de la transition que e maintien de la quote-part de l’exploitant dans les prix subventionnés des engrais à 11.000 FCFA le sac de 50 kg et le prix producteur d’achat du kg du coton graine à 280 FCFA a été exécuté.
Cependant, précise-t-il à l’assistance, la mise en œuvre intégrale des recommandations des assises nationales pour la relance du coton qui permettra à notre pays de récupérer sa place de premier pays producteur de coton graine dans l’espace sous-régional est toujours en cours d’exécution.
Dans son plaidoyer, Modibo Keïta n’a pas oublié de dire à Assimi Goïta les difficultés rencontrées au cours de la campagne agricole de 2021.
Il s’agit de l’insuffisance de l’offre et l’accès difficile aux intrants, la mauvaise pluviométrie enregistrée au cours de la campagne, la crise sécuritaire, le faible niveau d’organisation de certaines filières, le faible niveau d’équipements des producteurs, l’accès difficile des producteurs aux crédits, l’insuffisance de ressources humaines.
Pour relever ces défis, le ministre Keïta dira au chef de l’Etat qu’il faut une prise de mesures pour stimuler l’offre des intrants agricoles, la poursuite de la réalisation des infrastructures hydroagricoles de maîtrise d’eau et la poursuite des efforts de restauration de la paix et de la sécurité.
Il faudrait aussi, ajoute-t-il, la poursuite de la restructuration des filières, la poursuite du programme d’équipements agricoles, la facilitation de l’accès des producteurs au crédit (la promotion du warrantage) et la dotation en ressources humaines de qualité.
En réponse, le Président du Conseil supérieur de l’agriculture, le colonel Assimi Goïta, a félicité tous les acteurs de la profession agricole, ainsi que leurs partenaires nationaux et étrangers pour les résultats obtenus durant la campagne agricole écoulée. Il a précisé que le résultat engrangé, loin d’être un satisfecit, doit exhorter tous les producteurs à plus d’efforts.
« Ce résultat doit interpeler à plus d’efforts, de réflexion et d’innovation pour amorcer l’indépendance de notre pays du marché international des produits agricoles en vue d’assurer notre souveraineté alimentaire et nutritionnelle », estime le président de la transition.
Pour permettre au secteur agricole de jouer le rôle qui lui revient dans le processus du développement économique, politique et social, le Président de la Transition a formulé des recommandations au gouvernement, précisément au ministère du Développement rural.
Il s’agit entre autres de doter le secteur du développement rural d’une loi de programmation des investissements dans le secteur agricole, de poursuivre le programme de pluies provoquées en début et fin de l’hivernage.
Il faut aussi, ajoute le président de la transition, mettre en place un programme spécial de promotion de certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation et accroitre l’utilisation des intrants locaux.
Outre ces recommandations qui visent à améliorer les productions céréalières, cotonnières et animales, Assimi Goïta a décidé de la mise en place de certaines mesures incitatives pour galvaniser les producteurs.
C’est en raison de la hausse excessive du prix des engrais sur le marché mondial, que le président Goïta a décidé que la quotepart du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral soit fixée à 12 500 francs CFA. Quant à l’engrais organique, la quotepart est fixée à 2500 francs CFA le sac de 50 kg pour la campagne agricole 2022.
Il faut noter que la 12ème session du Conseil supérieur de l’agriculture a débuté par une remise de distinction aux trois meilleurs chefs secteurs et trois meilleurs producteurs de coton de la campagne 2021-2022. Les trois premiers ont été décorés Chevalier de l’Ordre national. Quant aux meilleurs producteurs, ils ont reçu chacun la médaille de Chevalier de l’Ordre du mérite agricole.
Adama DAO








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