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Carburant à Bamako : des tensions sur l’approvisionnement en gasoil malgré les assurances du gouvernement

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Alors que les autorités avaient assuré de la disponibilité suffisante des stocks de carburant pour couvrir les besoins pendant le mois de Ramadan, des tensions commencent à apparaître dans plusieurs stations-service de Bamako, où l’approvisionnement en gasoil semble devenir plus difficile.

Il y a quelques semaines, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, se voulait pourtant rassurant. Selon lui, les réserves nationales étaient jugées suffisantes et des cargaisons supplémentaires étaient attendues afin de sécuriser l’approvisionnement durant cette période marquée par une forte activité économique et sociale.

Sur le terrain, la situation apparaît aujourd’hui plus tendue. Dans plusieurs quartiers de la capitale, de longues files de véhicules se forment devant les stations-service dès les premières heures de la journée. Automobilistes, chauffeurs de transport et usagers ordinaires patientent parfois pendant plusieurs heures dans l’espoir de s’approvisionner en gasoil, sans garantie d’être servis.

 Ces difficultés d’accès au carburant ravivent les souvenirs de précédentes pénuries qui avaient perturbé le transport urbain et contribué à la hausse des coûts de certaines denrées. Dans un contexte économique déjà sensible pour de nombreux ménages, une rupture prolongée pourrait avoir des répercussions sur la circulation des marchandises, les activités économiques et les prix sur les marchés.

Dans les milieux économiques et parmi les observateurs, plusieurs interrogations émergent. Certains évoquent d’éventuelles difficultés dans la chaîne d’importation, tandis que d’autres s’interrogent sur la gestion et la distribution des stocks disponibles vers les stations-service.

Face à cette situation, les autorités sont attendues sur des mesures rapides afin de stabiliser l’approvisionnement et d’apporter des clarifications sur l’état réel des réserves nationales. Une communication transparente et un suivi rigoureux de la distribution apparaissent essentiels pour éviter que ces tensions ne se transforment en crise plus profonde.

En attendant, les longues files observées devant plusieurs stations-service de Bamako témoignent d’un marché du carburant sous pression, à un moment où de nombreux Maliens espéraient traverser le mois de Ramadan sans nouvelles perturbations.

 

Haoua SANGARÉ

 

 

 LETJIKAN


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