Crise dans le Golfe : la CEDEAO met en garde contre des répercussions mondiales
- 2 mars
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Abuja, 28 février 2026 – La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa vive préoccupation face à l’escalade des tensions dans la région du Golfe, estimant que la situation actuelle pourrait compromettre la stabilité bien au-delà du Moyen-Orient.
Réunie sous la présidence du chef d’État sierra-léonais Julius Maada Bio, l’organisation ouest-africaine a souligné que la crise en cours ne saurait être perçue comme un simple conflit régional. Selon elle, l’intensification des hostilités risque d’affecter l’équilibre économique mondial, notamment à travers une volatilité accrue des marchés de l’énergie, des perturbations des échanges commerciaux et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement, en particulier alimentaires.
Des secteurs stratégiques dont dépendent fortement plusieurs pays ouest-africains, déjà exposés à des chocs exogènes et à des vulnérabilités structurelles.
Dans une déclaration publiée le 28 février 2026 à Abuja, la CEDEAO a appelé l’ensemble des parties impliquées à la retenue et à la responsabilité. L’organisation insiste sur le respect des principes consacrés par la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et le règlement pacifique des différends. Elle rappelle également l’impératif de protéger les populations civiles ainsi que les infrastructures essentielles.
Au-delà de cet appel à la modération, la CEDEAO plaide pour une relance urgente des efforts diplomatiques, aux niveaux régional et international. L’objectif, précise-t-elle, est de favoriser la désescalade, de rouvrir les canaux de dialogue et de prévenir un embrasement aux conséquences potentiellement imprévisibles.
L’organisation indique par ailleurs s’aligner sur la position de l’Union africaine, réaffirmant son attachement au multilatéralisme et aux solutions négociées comme voie privilégiée de règlement des crises.
Dans un contexte international déjà marqué par de multiples foyers de tension, la capacité des acteurs concernés à privilégier le dialogue pourrait s’avérer déterminante pour contenir les répercussions de cette nouvelle crise.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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