Expulsions américaines : le cas d’un Jamaïcain révèle les dérives des accords secrets avec l’Eswatini
- Amadou Diallo
- 25 sept. 2025
- 1 min de lecture

Expulsé des États-Unis en juillet dernier vers l’Eswatini, le Jamaïcain Orville Isaac Etoria a finalement regagné Kingston, après deux mois de détention en Afrique australe. Un parcours qualifié « d’absurde » par ses avocats, qui dénoncent une politique migratoire américaine « improvisée » et opaque.
Arrêté comme « migrant illégal », Etoria avait été transféré le 7 juillet 2025 à Mbabane avec quatre autres étrangers venus d’Asie et du Moyen-Orient. Dès leur arrivée, ils avaient été placés en prison de haute sécurité, l’administration Trump les présentant comme des « barbares ». Deux mois plus tard, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a facilité le retour discret du Jamaïcain dans son pays natal, sans que les modalités financières de ce transfert ne soient précisées.
Cette affaire met en lumière les accords confidentiels conclus entre Washington et certains pays tiers. Selon Human Rights Watch, l’Eswatini aurait accepté d’accueillir jusqu’à 160 migrants en échange de 5,1 millions de dollars pour renforcer ses frontières. Les ONG locales dénoncent une « externalisation brutale » de la politique migratoire américaine et une violation de la Constitution eswatinienne, faute d’approbation parlementaire. Pour les migrants concernés, le système se traduit par une « double peine » : incarcération forcée à l’étranger et incertitude sur leur avenir.
Source: Afrik.Com
Haoua Sangaré
LETJIKAN








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