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Extradition de Madiambal Diagne : la justice française rend un avis partiellement favorable

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

La cour d’appel de Versailles a rendu, mardi matin, un avis « partiellement favorable » à l’extradition vers le Sénégal du patron de presse Madiambal Diagne. Si la juridiction française ouvre ainsi la voie à une éventuelle remise aux autorités de Dakar, elle a toutefois écarté une partie des faits financiers invoqués, les jugeant prescrits.

Les magistrats ont estimé que certaines infractions reprochées à l’administrateur du groupe Avenir Communication ne pouvaient plus donner lieu à des poursuites en raison des délais légaux dépassés. Cette décision restreint le champ des accusations susceptibles de fonder l’extradition.

Un nouveau recours annoncé

Malgré cet avis, la procédure est loin d’être achevée. La défense de Madiambal Diagne a immédiatement annoncé son intention de se pourvoir en cassation. Son avocat, Me Vincent Brengarth, entend contester la décision devant la plus haute juridiction judiciaire française.

Le journaliste, qui se dit confiant dans les institutions françaises, estime ne pas bénéficier des mêmes garanties de droit s’il était jugé au Sénégal. Ses conseils dénoncent un contexte diplomatique pesant et évoquent une décision qui chercherait à ménager les différentes parties.

Des tensions entre Dakar et Paris

Le dossier s’inscrit dans un climat diplomatique délicat entre le Sénégal et la France. En décembre dernier, la ministre sénégalaise de la Justice avait annoncé la suspension des extraditions vers la France tant que la situation de Madiambal Diagne ne serait pas tranchée, une déclaration perçue par la défense comme une pression politique.

L’ambassade de France à Dakar avait, pour sa part, rappelé que les faits reprochés relevaient de délits financiers et non de crimes graves, appelant à la sérénité dans le traitement du dossier.

La décision finale reste politique

Si la Cour de cassation confirmait l’avis de la cour d’appel, l’extradition ne serait pas automatique. En France, elle doit être validée par un décret du Premier ministre. Un tel acte

 administratif pourrait à son tour être contesté devant le Conseil d’État.

Accusé notamment de blanchiment et d’escroquerie par les autorités sénégalaises, Madiambal Diagne demeure à ce stade libre en France. Entre recours judiciaires et implications diplomatiques, l’issue du dossier reste incertaine.

 

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN

 



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