FEMAFOOT : après l’élection, l’heure de la stabilité et de la reconstruction
- 20 avr.
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L’élection de Mahazou Baba Cisset à la présidence de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) ouvre une nouvelle étape pour le football national. Si ce scrutin marque un tournant institutionnel, il ne constitue pas en soi un bilan. Il inaugure plutôt une responsabilité majeure : celle de stabiliser, structurer et reconstruire une fédération confrontée à de nombreux défis.
Le premier chantier du nouveau président est sans équivoque : instaurer une stabilité durable. Le football malien a besoin d’une gouvernance claire, cohérente et prévisible. Dans un tel contexte, la réussite dépendra moins de la seule légitimité issue des urnes que de la capacité à définir des priorités, à structurer l’action et à maintenir une ligne directrice dans le temps.
Dans cette perspective, l’heure n’est pas à l’euphorie, mais à la méthode. Le redressement d’une institution comme la FEMAFOOT ne peut s’opérer dans la précipitation. Il repose sur un travail de fond, une clarification des rôles et une constance dans l’action. Une reconstruction sérieuse exige du temps, sans pour autant se confondre avec
l’inaction.
Ce temps sera nécessaire pour restaurer l’ordre, renforcer la crédibilité de la fédération, améliorer le fonctionnement de ses instances et rétablir la confiance entre les différents acteurs du football national. La stabilité attendue doit d’abord s’incarner au sommet, à travers une gouvernance apaisée et une autorité préservée.
Mais elle implique également l’ensemble de l’écosystème : clubs, ligues, arbitres, techniciens, dirigeants, supporters et partenaires. Tous sont appelés à s’inscrire dans une dynamique de responsabilité, de discipline et de continuité. Car aucun mandat ne peut réussir sans un engagement collectif.
Le nouveau président est particulièrement attendu sur plusieurs dossiers clés : la gouvernance, la crédibilité de l’arbitrage, la régularité des compétitions, la structuration des clubs, la formation des jeunes, le développement du football féminin, la mobilisation des ressources et l’image de l’institution.
Sur ces enjeux, l’exigence ne doit pas se limiter aux commentaires immédiats, mais s’évaluer à l’aune d’actions concrètes, cohérentes et mesurables.
Le véritable défi du mandat qui s’ouvre réside dans un équilibre délicat : agir sans précipitation, réformer sans désorganiser et stabiliser sans immobiliser.
Dans le contexte actuel, le football malien a tout à gagner d’un cycle fondé sur la stabilité, la crédibilité et le travail de fond. Si cette orientation est maintenue, l’élection de Mahazou Baba Cisset pourrait marquer le début d’un redressement en profondeur.
Pour l’heure, le temps est à l’observation attentive, au soutien mesuré et à la patience stratégique. Car les transformations durables s’inscrivent souvent dans la durée, loin de l’agitation, mais au cœur d’une démarche rigoureuse et continue.
Source: Mahamet Traoré
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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