Filière pain En attendant la fin des pourparlers, les prix restent inchangés
- 7 déc. 2021
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20 000 FCFA pour le sac de farine, 250 FCFA et 125 FCFA pour les baguettes de pain de 300 g et 150 g. Ces prix restent stables jusqu’à la fin des négociations avec le gouvernement. C’est ce qui ressort, du moins, du Conseil national des prix en cours, démarré vendredi 3 décembre dernier entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et les différents acteurs du secteur des denrées de première nécessité.
En effet, la session portait sur l’examen et la validation de la structure du prix du sac de la farine et celui des miches du pain. Elle se tient dans un contexte marqué par la flambée des prix des produits de première nécessité sur le marché international et national.
«Les recommandations vont dans le sens de la mise en place d’une commission technique qui va réfléchir à comment stabiliser, anticiper sur l’augmentation à venir. Les membres du conseil ont demandé au gouvernement d’essayer d’utiliser des mécanismes pour pouvoir stabiliser le prix de la farine à 19 000FCFA et par ricochet maintenir le prix du pain», a expliqué Bougadary Doumbia, directeur général du commerce, de la concurrence et de la consommation.
«Le prix du pain, jusqu’à preuve du contraire est à 250 FCFA et le sac de la farine le prix plafond, c’est toujours 20 000 FCFA. Ça je vous le dit, nous sommes en pourparlers et sous huitaine il y aura des résultats », a précisé Mohamed Lamine Haïdara, président du Groupement des Boulangers du Mali.
Cependant, pour atténuer la charge des consommateurs, le gouvernement a adopté quelques mesures afin que les prix restent stables. Un compromis a été trouvé entre le gouvernement et les acteurs aux bonheurs des populations en entendant la fin des pourparlers. Parmi elles, la baisse de 50% de la base taxable à l’importation des produits du sucre, de l’huile alimentaire, du lait et du riz, des droits et taxes à l’importation du blé, la suspension du paiement de la TVA à l’achat et à l’importation de la graine de coton.
A en croire Mahmoud Ould Mohamed, ministre de l’Industrie et du Commerce, malgré ces mesures, le pouvoir d’achat des ménages a continué de s’affaiblir en raison de la perte de revenus suite au ralentissement des activités économiques au plan national et international. Pour rendre les produits de première nécessité accessibles aux couches les plus vulnérables, le gouvernement a marqué son accord pour la réduction de 50% de la base taxable à l’importation de 300 000 tonnes de riz, 60 000 tonnes de sucre et 30 000 tonnes d’huile alimentaire.
« Cette opération représente un manque à gagner en termes de droits non perçus au cordon douanier d’environ 18 milliards FCFA », a-t-il indiqué.
Selon le ministre, lorsque le gouvernement accorde la subvention à la consommation, en exonérant les droits et taxes au cordon douanier, ces mesures peuvent avoir 3 effets : diminuer effectivement le prix du produit, si les droits et taxes exonérés dépassent le niveau de hausse enregistrée sur le prix du produit; stabilisé le prix du produit au cas où les droits et taxes exonérés viennent à compenser à nouveau le niveau de la hausse; atténuer la hausse du prix du produit en cas où les droits et taxes exonérés n’arrivent pas à compenser l’augmentation de la hausse intervenue sur le prix du produit.
Pour rappel, les acteurs du pain avaient indiqué qu’à partir du 1er décembre 2021, les prix du pain connaîtront une augmentation suite à la rareté de la farine sur le marché international. Cette date indiquait la fin du stock des sacs de farine subventionnés disponibles chez les meuniers.
Affaire à suivre donc!
Moussa Sékou Diaby




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