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Genève : le Mali rejette le rapport de l’Expert indépendant et réaffirme sa souveraineté

  • 27 mars
  • 2 min de lecture

À Genève, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le ministre malien de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a fermement contesté les conclusions du rapport présenté par l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali.

Tout en reconnaissant que le document évoque certains progrès enregistrés, les autorités maliennes dénoncent une analyse jugée « tendancieuse » et éloignée des réalités nationales. Bamako défend une approche des droits de l’homme adaptée à son contexte sécuritaire et institutionnel.

Une remise en cause de la méthode

Dans son intervention, le Garde des Sceaux a critiqué un rapport qu’il estime fondé sur des « allégations infondées » et des sources « non crédibles ». Selon lui, l’Expert indépendant outrepasse son mandat d’assistance technique pour adopter une posture assimilable à une instance de jugement. Une orientation que le gouvernement considère comme biaisée, donnant l’impression d’une culpabilité présumée du Mali.

Cette situation amène désormais les autorités à s’interroger sur l’opportunité du maintien de ce mécanisme onusien.

Sécurité : l’État met en avant ses efforts

Abordant la question sécuritaire, Mamoudou Kassogué a désigné les groupes terroristes comme principaux responsables des violations des droits de l’homme. Il a par ailleurs salué les opérations menées par les Forces armées maliennes (FAMa), qu’il affirme conduites « dans le strict respect du droit ».

Face aux accusations d’impunité, le ministre a assuré que la justice malienne est pleinement mobilisée. Il a indiqué que des enquêtes sont systématiquement ouvertes en cas d’allégations et que plusieurs dossiers sont déjà en cours de jugement.

Réformes institutionnelles et espace civique

Le ministre est également revenu sur les critiques liées à l’espace civique et aux réformes en cours. Concernant la dissolution des partis politiques, il a expliqué qu’elle répond à une volonté d’assainissement du paysage politique, soutenue, selon lui, par une large frange de l’opinion publique.

Pour les autorités maliennes, ces réformes visent à consolider les fondements d’une « démocratie solide », en phase avec les aspirations nationales.

 

Source: LETJIKAN

 

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN



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