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Golfe de Guinée : la Marine française saisit 9,6 tonnes de cocaïne, une prise record



La Marine nationale française a intercepté, lundi 22 septembre 2025, 9,6 tonnes de cocaïne à bord d’un bateau de pêche sans pavillon au large de l’Afrique de l’Ouest. La cargaison, estimée à près de 519 millions d’euros, constitue l’une des plus importantes saisies de l’année.

L’opération, menée dans le cadre du dispositif Corymbe, qui assure une présence navale permanente dans le golfe de Guinée, a mobilisé deux bâtiments français. Cette action illustre la coopération opérationnelle mise en place pour contrer les trafics et la piraterie dans cette zone stratégique.

Un navire « fantôme » ciblé

Le bâtiment intercepté ne battait aucun pavillon, une pratique courante des réseaux de narcotrafiquants cherchant à contourner les contrôles. Comme le veut la procédure internationale, la drogue a été saisie et sera détruite, tandis que le navire a été autorisé à reprendre sa route afin d’éviter d’éventuels litiges juridictionnels.

Une année record pour les saisies

Cette saisie s’ajoute à une série d’interceptions d’ampleur. Fin août, la Marine française avait déjà mis la main sur près de six tonnes de cocaïne dans la même zone. Avec plus de 45 tonnes de stupéfiants confisqués depuis janvier, 2025 marque déjà une année record pour les opérations antidrogue, selon l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine.

Depuis le début de l’année, 54 tonnes de cocaïne ont été saisies en Afrique de l’Ouest, confirmant le rôle de la région comme plaque tournante majeure du trafic vers l’Europe.

Les Balkans à la manœuvre Les enquêtes montrent que des gangs des Balkans contrôlent désormais la « Highway 10 », une route transatlantique passant par le 10ᵉ parallèle, en partenariat avec des cartels brésiliens tels que le PCC et des relais logistiques au Sénégal, en Gambie, en Sierra Leone, en Guinée-Bissau et au Cap-Vert.

Une coopération internationale renforcée

La Marine nationale a salué la coordination internationale qui a permis cette saisie. Ces opérations reposent sur un vaste réseau de renseignement associant l’Office anti-stupéfiants français (OFAST), le Maritime Analysis and Operations Centre (MAOC-N), la National Crime Agency (NCA) britannique et la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine.

Alors que les routes du narcotrafic ne cessent d’évoluer, Paris et ses partenaires insistent : seule une coopération internationale étroite permettra de freiner l’expansion de ces réseaux criminels transnationaux.

 

Source: Afrik.Com

 

Haoua Sangaré

LETJIKAN

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