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Guinée : Cellou Dalein Diallo dénonce la dissolution de partis politiques et appelle à un front commun

  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture

La décision des autorités de transition guinéennes de dissoudre plusieurs formations politiques continue de susciter de vives réactions. Dans une déclaration rendue publique quelques heures après l’annonce de cette mesure, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a vivement critiqué la démarche des autorités.

« Quand l’injustice devient loi, la résistance devient un devoir », a-t-il affirmé en citant Thomas Jefferson, pour introduire une adresse ferme destinée à ses partisans et au peuple guinéen.

Une critique de la gestion de la transition

Dans son intervention, l’opposant estime que la situation politique du pays s’est fortement dégradée depuis le coup d’État du 5 septembre 2021 qui avait conduit au renversement de l’ancien président Alpha Condé et à l’arrivée

 au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), dirigé par le général Mamadi Doumbouya.

Selon lui, la dissolution de certains partis politiques s’inscrit dans une dynamique de restriction progressive de l’espace politique et des libertés publiques. Cellou Dalein Diallo accuse par ailleurs les autorités de transition de vouloir remodeler la scène politique nationale en écartant les principales forces de l’opposition.

Le leader de l’UFDG estime que cette orientation pourrait conduire, à terme, à l’instauration d’un système dominé par un parti unique, ce qui constituerait, selon ses propos, une remise en cause du pluralisme politique et de la souveraineté populaire.

Un appel à l’unité des acteurs politiques

Face à ce qu’il décrit comme un rétrécissement de l’espace démocratique, Cellou Dalein Diallo appelle les militants de son parti ainsi que l’ensemble des citoyens attachés aux libertés publiques à se mobiliser pour défendre leurs droits.

Il invite également les forces politiques et sociales du pays à dépasser leurs divergences afin de constituer un front commun capable de peser dans le rapport de force avec les autorités de transition.

Pour l’opposant, l’unité des partis politiques et de la société civile apparaît désormais comme une condition essentielle pour favoriser un retour à l’ordre constitutionnel.

Un climat politique de plus en plus tendu

Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par une montée des tensions entre les autorités de transition et plusieurs acteurs politiques. Ces derniers mois,

 les restrictions sur certaines activités publiques et les mesures visant des formations politiques ont alimenté les inquiétudes d’une partie de la classe politique et de la société civile.

Dans ce climat, les réactions des autres acteurs politiques ainsi que celles de la communauté internationale pourraient jouer un rôle déterminant dans l’évolution de la situation politique en Guinée.

 

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN


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