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Interdiction de sortie du territoire pour Moussa Mara : ses avocats dénoncent une « atteinte inacceptable aux libertés fondamentales »

Moussa Mara
Moussa Mara

Une vive controverse entoure l’interception de Moussa Mara à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako. Ce 21 juillet 2025, peu après 15h, l’ancien Premier ministre et fondateur du Centre d’Études et de Réflexion au Mali (CERM) s’apprêtait à embarquer sur le vol Ethiopian Airlines ET 908 à destination de Dakar lorsqu’il a été stoppé par deux agents de police. Selon ses proches, aucune justification écrite ni décision judiciaire ne lui a été présentée pour motiver cette interdiction de quitter le territoire.


Moussa Mara devait participer au 6ᵉ Dialogue sur la paix et la sécurité régionales dans le Sahel et le Sahara, organisé par la Friedrich-Ebert-Stiftung à Saly, au Sénégal, les 22 et 23 juillet. Il y était attendu pour prononcer le discours inaugural en présence de hauts responsables politiques africains, d’experts internationaux et d’acteurs de la société civile.

Une mesure jugée arbitraire

Dans un communiqué signé par Maître Mountaga Tall, ses avocats dénoncent une décision « illégale, arbitraire et inacceptable ». Le collectif souligne que l’interdiction viole plusieurs instruments juridiques garantissant la liberté de circulation, notamment :

•           l’article 8 de la Constitution du Mali ;

•           l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme ;

•           l’article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;

•           et l’article 12 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Ils fustigent l’absence de notification formelle, de décision judiciaire et la persistance d’un flou sur les motivations réelles de cette mesure.


Des suites judiciaires envisagées

Les avocats de Moussa Mara exigent la levée immédiate de l’interdiction et la communication officielle des éventuels fondements juridiques. Ils annoncent par ailleurs qu’ils se réservent le droit d’engager des actions en justice pour obtenir réparation.

 

Cette affaire, qui survient dans un contexte politique tendu, pourrait avoir des répercussions tant sur le plan juridique que sur le climat politique national.


Haoua Sangaré

LETJIKAN

 

 

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