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Kéniéba Chasse ouverte aux orpailleurs illégaux


Trois Chinois mis à la disposition de la justice, 5 pelleteuses récupérées, 1 véhicule double cabines et 1 camion-citerne saisis. C’est le résultat d’une mission du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, conduite par le haut fonctionnaire de défense du Département, le colonel-major Nicolas Cissé, dans la zone de Kéniéba.

Cette mission du département qui rentre dans le cadre de la croisade contre les orpailleurs illégaux faisait suite à une plainte déposée par la société Oklo Ressources Mali Sarl contre le représentant de la Chambre des mines de Kéniéba, qui a illégalement installé des orpailleurs clandestins de nationalités étrangères sur le titre minier de ladite société.

L’objet est donc clair: interpeller les exploitants illégaux et évaluer les dommages environnementaux sur le permis de recherche d’or et des substances minérales dans la zone concernée. Il s’agissait aussi de faire cesser immédiatement les exploitations illégales, procéder à l’évaluation des dommages environnementaux et saisir tous les équipements et matériels y afférents.

Avant, la mission a rencontré le chef de village de la localité, le maire ainsi que les autorités administratives de Kéniéba. Elle s’est entretenue avec le chef de projet, ainsi que l’avocat de la société Oklo Ressources Mali Sarl et le chargé du développement communautaire.

A la faveur de cet entretien, le conseille de la société Oklo Ressources Mali Sarl a expliqué qu’en dépit des efforts déployés lors de précédentes missions par la Dngm pour déguerpir les exploitants illégaux sur leur permis, le représentant de la Chambre des mines de Kéniéba est resté sourd. Pire, il a fait installer des exploitants illégaux de nationalité chinoise dans une zone qui avait préalablement fait l’objet de déguerpissement d’orpailleurs clandestins.

Au même moment, ajoute-t-il, le gisement de Dandoko de la société Oklo Ressources Mali Sarl, dans la même zone, faisait l’objet d’une occupation par des exploitants artisanaux sous la responsabilité conjointe du représentant de la Chambre des mines de Kéniéba et de l’actuel maire de Dabia.

« Face à la situation, la société minière a engagé des discussions avec les nommés pour un règlement à l’amiable. Le compromis obtenu à l’issue des discussions était que la société retire sa plainte contre le représentant de la Chambre des mines de Kéniéba. Ce dernier devrait ensuite faire partir les occupants illégaux dans un délai de trois (3) semaines. Une des clauses du règlement à l’amiable était aussi que les exploitants artisanaux quittent le gisement de Dandoko sans délai », dira le conseil.

La société Oklo a exprimé son attachement à la quiétude pour la validation de son projet d’exploitation lors d’une consultation publique en cours d’organisation. Elle tient à préserver la paix sur son site.

Dans le souci d’accompagner le dynamisme de dialogue établi entre la société Oklo et la communauté locale du projet minier de Dandoko, la mission s’est entretenue avec celui qui est considéré comme le responsable de l’installation des Chinois et l’envahissement du gisement d’or pour qu’il donne sa version des faits.

L’intéressé a reconnu les faits et s’est engagé à rencontrer le maire et les chefs de village concernés pour déguerpir les exploitants illégaux des différents sites.

A rappeler que la mission a effectué sa première sortie sur le terrain, samedi le 12 juin 2021, sur le permis de Sari. Sur ce permis, à côté d’une excavation de plus de 200 mètres de long, 50 mètres de large et 10 à 15 mètres de profondeur, ont été retrouvés quatre jeunes travailleurs qui se sont déclarés comme étant des Sierra Léonais au service d’une équipe chinoise.

Il faut rappeler aussi que le 8 janvier dernier, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré, accompagné de ses homologues en charge de l’Environnement et de la Sécurité, s’est rendu dans la localité de Kéniéba pour constater l’ampleur du phénomène de l’orpaillage clandestin et d’engager une guerre sans merci contre les ennemis de notre économie et de notre environnement. C’est ainsi que débuta l’opération dénommée "Falémé dambé, Mali Sanou ko dambé" qui vise à traquer les auteurs et complices de cette pratique contre notre pays.

Adama DAO

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