top of page

La jeunesse au cœur des priorités nationales : le programme PartICIP en pleine accélération

  • 4 avr.
  • 2 min de lecture

La deuxième session du Comité de pilotage du programme Partenariat pour l’Insertion via les Compétences Impulsées par le Secteur Privé (PartICIP) s’est tenue le jeudi 2 avril 2026, sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. Cette rencontre a permis de faire le point sur l’état d’avancement du programme et de définir les orientations stratégiques pour la suite de sa mise en œuvre.

Autour de la table, les membres du comité de pilotage ont échangé avec plusieurs partenaires techniques et financiers, dont des représentants de la coopération suisse ainsi que du consortium chargé de l’exécution du projet. L’objectif principal était d’évaluer les résultats déjà obtenus et d’identifier les leviers pour renforcer l’impact du programme.

Dans son allocution, la ministre a réaffirmé l’importance de l’insertion professionnelle des jeunes, qu’elle considère comme un pilier des politiques publiques actuelles. Elle a souligné que cette priorité s’inscrit dans la vision des autorités de la Transition, portée par le président Assimi Goïta et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga. Selon elle, la formation professionnelle et l’accès à l’emploi constituent des réponses concrètes aux défis auxquels fait face la jeunesse malienne.

Doté d’un financement de plus de 5 milliards de francs CFA de la coopération suisse sur une période de quatre ans, le programme PartICIP ambitionne de former et d’insérer 4 000 jeunes âgés de 15 à 35 ans d’ici 2027. Une attention particulière est accordée à l’inclusion des femmes, qui doivent représenter au moins 40 % des bénéficiaires.

Les premiers résultats sont jugés encourageants. À fin 2025, plus de 1 200 jeunes avaient déjà intégré des parcours de formation dans des secteurs identifiés comme porteurs par le secteur privé. Le programme privilégie une approche en alternance, combinant formation théorique et immersion en entreprise, afin de mieux aligner les compétences acquises avec les besoins du marché du travail.

Au-delà de la formation, PartICIP contribue également à la modernisation du système national de formation professionnelle. Parmi les réformes engagées figurent la mise en place d’un cadre national de certification pour améliorer la reconnaissance des qualifications, le développement d’un système d’information dédié au pilotage du secteur, ainsi que le renforcement du rôle des conseils régionaux dans l’adaptation des offres de formation aux réalités économiques locales.

Du côté des partenaires, la coopération suisse s’est félicitée des progrès enregistrés depuis le lancement du programme. Son représentant, Jean-Michel Limat, a salué l’implication des différents acteurs, notamment les institutions publiques, le secteur privé et les collectivités territoriales.

À l’issue des travaux, les participants ont insisté sur la nécessité de consolider les acquis et d’accélérer certaines actions afin d’assurer la pérennité des dispositifs mis en place. L’accent sera notamment mis sur le renforcement de l’ancrage territorial du programme, afin de toucher un plus grand nombre de jeunes à travers les différentes régions du Mali.

 

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN


Commentaires


sama-money-300 (1).jpg
bottom of page