Lancement du projet CIJR : un nouvel élan pour l’insertion et la résilience des jeunes ruraux au Mali
- Amadou Diallo
- 25 déc. 2025
- 3 min de lecture

Madame Oumou SALL SECK, Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, a présidé, le mercredi 24 décembre 2025, la cérémonie officielle de lancement des activités du projet « Contribution à l’Insertion Professionnelle et au renforcement de la Résilience des Jeunes en milieu rural au Mali » (CIJR).
La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du cabinet ministériel, des responsables des services techniques du Département, des représentants des Gouverneurs de régions et des Conseils régionaux, ainsi que des partenaires techniques et financiers, notamment la FAO, des organisations professionnelles, du secteur privé et de la société civile.
L’événement a été marqué par plusieurs allocutions, suivies d’une présentation détaillée des activités du projet CIJR à travers un support PowerPoint, avant de se conclure par la traditionnelle photo de famille.
Prenant la parole au nom du Président du Conseil Régional de Sikasso, M. Amidou BANGALY, Directeur du Centre Régional des Ressources de Sikasso, a souligné que ce projet s’inscrit pleinement dans les orientations de développement de la Région de Kénédougou. Il a insisté sur le fait que sa réussite reposera essentiellement sur une forte synergie d’actions et une coordination efficace entre les services techniques, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers.
Pour sa part, M. Ibrahim MAHAMANE, Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur de la Région de Sikasso, a rappelé que la région, considérée comme le grenier agricole du Mali, offre un cadre particulièrement favorable à la mise en œuvre du projet, grâce à la disponibilité de terres fertiles, à un capital humain dynamique et à un savoir-faire agricole reconnu.
Dans son allocution, Madame la Ministre Oumou SALL SECK a indiqué que cette cérémonie s’inscrit dans la vision de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, qui a fait de la jeunesse le pilier central de la refondation du Mali. Selon elle, une jeunesse bien formée, insérée et économiquement autonome constitue un levier stratégique pour la construction d’un Mali souverain, stable et prospère.
Sous les orientations du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’action publique est, a-t-elle rappelé, résolument orientée vers la promotion de l’emploi décent, la valorisation du capital humain national et l’insertion socio-professionnelle durable des jeunes, en particulier en milieu rural, afin de leur offrir des opportunités inclusives et pérennes sur leurs territoires de résidence.
Madame la Ministre a également précisé que le projet CIJR s’inscrit dans la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD 2024-2033), qui érige le secteur agro-sylvo-pastoral, la diversification agricole et l’emploi des jeunes au rang de priorités nationales. Son lancement, le 24 décembre 2025, marque ainsi l’aboutissement d’un processus rigoureux, conçu pour répondre à un objectif majeur : renforcer l’insertion professionnelle, la résilience économique et la dignité des jeunes ruraux.
Doté d’un budget national de 2,5 milliards de FCFA et prévu pour une durée de cinq ans, le projet est mis en œuvre par le Ministère de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle dans les régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala. Il repose sur une approche innovante combinant la formation pratique à travers les Junior Farmer Field and Life Schools (JFFLS – Écoles de terrain et de vie pour jeunes agriculteurs) et le Partenariat Public-Privé, capitalisant sur des expériences réussies déjà menées au Mali.
Le projet CIJR ambitionne de créer au moins 300 nouveaux emplois et d’améliorer la qualité de 600 emplois existants au profit des jeunes femmes et hommes des régions concernées. Les résultats attendus devraient permettre de renforcer les compétences productives des jeunes ruraux, d’améliorer leur insertion dans les chaînes de valeur agricoles et d’accroître leur compétitivité sur les marchés national et international.
Enfin, Madame la Ministre a souligné que le projet contribue à la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », portée par les plus hautes autorités de la Transition, qui vise l’indépendance économique et financière ainsi que l’émergence d’un Mali apaisé et prospère.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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