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Mali : Choguel Kokalla Maïga accuse la France d’ingérences et de déstabilisation

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

L’ancien Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, a livré de nouvelles déclarations sur ce qu’il présente comme l’implication de la France dans des actions de déstabilisation visant le Mali, dans un contexte marqué par la montée des tensions diplomatiques entre Bamako et Paris depuis le retrait des forces françaises du territoire malien.

Dans une mise au point rendue publique après les propos tenus par le président français Emmanuel Macron lors du forum Africa Forward organisé le 10 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, Choguel Kokalla Maïga affirme vouloir rétablir certains faits liés à la présence française au Mali avant la « rectification de la Transition » intervenue en mai-juin 2021.

Selon l’ancien chef du gouvernement, plusieurs journalistes français auraient récemment apporté des éléments venant, selon lui, confirmer l’existence de stratégies de déstabilisation contre le Mali. Il évoque notamment des attaques contre les populations civiles, des campagnes médiatiques hostiles, des actes de sabotage économique et énergétique, ainsi que des tentatives de démoralisation des Forces armées maliennes (FAMa) et des soutiens de la Transition.

Choguel Kokalla Maïga soutient également que, durant les années précédant le changement politique de 2021, les autorités maliennes faisaient face à de fortes contraintes dans la gestion des questions sécuritaires et militaires. Il affirme notamment que certaines opérations des FAMa devaient recevoir l’aval des autorités françaises et que l’acquisition d’équipements militaires était soumise à diverses restrictions.

L’ancien Premier ministre cite aussi plusieurs situations liées à la région de Kidal, affirmant que les déplacements des autorités maliennes dans cette zone dépendaient d’autorisations préalables des forces internationales et de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Il évoque également des difficultés rencontrées par l’État malien pour exercer pleinement son autorité dans cette partie du territoire.

À travers cette sortie médiatique, Choguel Kokalla Maïga dit vouloir informer l’opinion nationale et internationale, en particulier les populations des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), sur ce qu’il considère comme des réalités longtemps passées sous silence dans les relations entre le Mali et la France.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où les autorités maliennes de Transition multiplient les prises de position en faveur de la souveraineté nationale et dénoncent régulièrement les ingérences étrangères dans les affaires internes du pays.

 

Source: Bamako bamada

 

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN

 


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