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Mali : plus de 65 000 emplois nets créés en 2025, un bilan jugé encourageant par le gouvernement

  • 29 mars
  • 2 min de lecture

Bamako, 27 mars 2026 — Le gouvernement malien affiche un optimisme mesuré quant à l’évolution du marché de l’emploi. Lors d’un point de presse tenu vendredi à la Primature, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a présenté un bilan qu’elle qualifie d’« encourageant » pour l’année 2025.

Selon les chiffres officiels, 69 298 emplois ont été créés au cours de l’année écoulée, contre 3 795 suppressions de postes, soit un solde net positif de 65 503 emplois. Une performance présentée comme la meilleure des cinq dernières années, en progression par rapport à 2024, où le solde net dépassait légèrement les 60 000 emplois.

Le secteur public en moteur

Dans le détail, le secteur public apparaît comme le principal levier de cette dynamique. Les administrations et structures étatiques ont généré plus de 40 000 emplois, soit près de 60 % des créations totales. Cette tendance est notamment portée par les recrutements dans la fonction publique, mais aussi par les investissements publics et les programmes d’insertion des jeunes.

Pour les autorités, ces initiatives jouent un rôle clé dans la stabilisation du marché du travail, dans un contexte économique encore marqué par des incertitudes.

Un privé en retrait relatif

Le secteur privé, bien que toujours contributif, affiche une progression plus modérée. En 2025, il a généré 28 732 emplois, un chiffre en léger recul par rapport à l’année précédente. La ministre attribue cette évolution à la prudence des entreprises face à un environnement économique jugé fragile et à diverses contraintes sectorielles.

Une croissance inégale sur l’année L’analyse temporelle révèle également des disparités. La première moitié de l’année a concentré près de 39 000 emplois nets, soit environ 59 % du total annuel, traduisant une dynamique plus soutenue en début d’année. Le second semestre a connu un ralentissement, sans toutefois remettre en cause le bilan globalement positif.

Malgré des pertes enregistrées dans certains secteurs, le gouvernement estime que l’économie nationale a démontré une certaine résilience.

Cap sur l’entrepreneuriat

Au-delà des résultats, Oumou Sall Seck a insisté sur la nécessité de renforcer les politiques en faveur de l’entrepreneuriat, en particulier pour les jeunes. Elle a rappelé l’adoption récente par le Conseil des ministres de la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat et de son plan d’action 2026-2030, présentés comme un cadre structurant pour le développement du tissu entrepreneurial.

Des perspectives pour 2026

La ministre a également souligné l’implication des plus hautes autorités de la transition, notamment le président Assimi Goïta et le Premier ministre Abdoulaye Maïga, dans la promotion de l’emploi.

Si les résultats de 2025 sont jugés encourageants, le principal défi pour les autorités sera de maintenir cette dynamique tout en renforçant la contribution du secteur privé, afin de créer des emplois durables pour une population majoritairement jeune et en forte croissance.

 

 

Haoua SANGARÉ

 

 LETJIKAN

 


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