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Mine d’or de Kobada : l’État malien renouvelle sa confiance à Toubani Resources


L’État malien a franchi une étape majeure dans le développement du projet aurifère de Kobada en autorisant le transfert de son permis d’exploitation. Adoptée lors du Conseil des ministres du 28 janvier 2026, cette décision consacre la confiance renouvelée des autorités dans le groupe Toubani Resources et confirme la solidité technique, institutionnelle et économique de l’un des projets miniers les plus prometteurs du pays.

Située dans le cercle de Kangaba, région de Koulikoro, la mine de Kobada figure parmi les projets aurifères stratégiques en phase avancée de développement au Mali. Le permis d’exploitation est désormais détenu par MINES DE KOBADA S.A., une société de droit malien, conformément aux dispositions du Code minier de 2023, qui vise à renforcer la gouvernance, la transparence et l’ancrage local des projets extractifs.

Un projet économiquement structurant

Les études de faisabilité les plus récentes confirment le potentiel significatif du gisement. Les réserves sont estimées à 53,8 millions de tonnes de minerai, pour une production projetée de 1,56 million d’onces d’or, soit environ 48,52 tonnes d’or métal. Ces projections positionnent Kobada comme un projet structurant, appelé à contribuer durablement aux recettes publiques et à la croissance économique nationale.

Après plusieurs années marquées par des contraintes techniques et financières ayant retardé le démarrage de la production, l’octroi du permis ouvre une nouvelle phase 

décisive, axée sur la mise en valeur effective du gisement et la création de valeur à long terme.

Une gouvernance portée par une expertise reconnue

Le pilotage du projet Kobada repose sur une équipe disposant d’une solide expérience du secteur minier ouest-africain. Le développement régional du groupe est assuré par Mohamed Diarra, Executive General Manager – West Africa de Toubani Resources.

S’exprimant à l’occasion de cette avancée, il souligne :

« La création de MINES DE KOBADA S.A., société d’exploitation de droit malien, traduit notre volonté d’inscrire durablement ce projet dans l’économie nationale. Notre objectif est de développer une mine conforme aux standards internationaux tout en maximisant les retombées économiques pour l’État et les communautés locales. »

Ancien Mali Country Manager de B2Gold, Mohamed Diarra a notamment dirigé le développement de la mine d’or de Fekola, un projet d’envergure estimé à près de 600 millions de dollars américains. Il y a conduit les négociations avec l’État malien, obtenu les permis de construction et d’exploitation, et supervisé les volets environnementaux, sociaux et de relocalisation des populations, conformément aux normes internationales.

Son parcours inclut également une expérience au sein du Ministère des Mines du Mali en tant que Senior Advisor, renforçant sa connaissance approfondie du cadre institutionnel et réglementaire du secteur extractif. Titulaire d’un Master en économie des mines et de l’énergie de l’Université Curtin, il combine expertise technique, vision économique et maîtrise du contexte minier national.

Des retombées économiques attendues

La mise en exploitation de la mine de Kobada devrait générer des retombées significatives, notamment :

des recettes fiscales et parafiscales importantes pour l’État ;

des dividendes liés à la participation publique dans la société d’exploitation ;

la création de nombreux emplois directs et indirects, en particulier dans la région de Kangaba ;

un effet d’entraînement sur la sous-traitance locale et les services connexes.

Un signal fort pour le secteur minier

Au-delà du seul projet Kobada, l’octroi du permis d’exploitation envoie un message clair aux acteurs du secteur extractif : le Mali entend accompagner les projets crédibles, techniquement maîtrisés et alignés sur sa nouvelle vision de la souveraineté minière.

Pour Mohamed Diarra, l’enjeu est sans équivoque :

« Le projet Kobada doit démontrer qu’il est possible de concilier performance économique, respect des normes et création de valeur durable pour l’État et les communautés locales. »

Source: Mahamet Traoré / Mali-EcoFinews

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN


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