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Mort d’Ali Khamenei : choc en Iran et vives tensions sur la scène internationale

  • il y a 19 heures
  • 2 min de lecture

Téhéran, 28 février 2026 – L’annonce du décès du guide suprême iranien Ali Khamenei a provoqué une onde de choc en Iran et bien au-delà de ses frontières. Selon la télévision d’État iranienne, le dirigeant de 86 ans aurait trouvé la mort le 28 février lors de frappes conjointes attribuées aux États-Unis et à Israël. Plusieurs membres de sa famille, dont sa fille, son gendre et sa petite-fille, auraient également péri dans l’attaque.

La réaction internationale ne s’est pas fait attendre. Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé « un meurtre cynique qui viole toutes les normes du droit international », estimant qu’une telle opération pourrait aggraver dangereusement la situation au Moyen-Orient.

Une figure centrale du pouvoir iranien

À la tête de la République islamique depuis 1989, Ali Khamenei était l’autorité suprême du pays. Successeur de l’ayatollah Rouhollah Khomeini après la Révolution islamique de 1979, il disposait du dernier mot sur les orientations politiques, militaires et religieuses de l’Iran.

Durant plus de trois décennies, il a façonné la stratégie régionale de Téhéran, consolidant son influence au Moyen-Orient tout en faisant face à des sanctions économiques internationales et à des crises diplomatiques récurrentes.

Sa disparition brutale ouvre une période d’incertitude majeure pour un régime confronté à des tensions internes persistantes et à une pression extérieure accrue.

Quarante jours de deuil national

À la suite de l’annonce officielle, les autorités iraniennes ont décrété quarante jours de deuil national, accompagnés de sept jours fériés. À Téhéran et dans plusieurs grandes villes, d’importants rassemblements ont été observés.

Des images diffusées par les médias publics montrent des milliers de personnes brandissant des portraits du guide suprême et scandant des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël.

Des répercussions régionales

Les réactions se sont également fait sentir au-delà des frontières iraniennes. Au Pakistan, des manifestations ont eu lieu devant l’ambassade des États-Unis, donnant lieu à des affrontements qui auraient fait plusieurs victimes, selon des sources locales.

À Moscou, le Kremlin a fermement condamné l’opération, la qualifiant de contraire aux principes régissant les relations internationales.

Une succession sous haute tension

Au-delà de l’émotion et des hommages, la question de la succession se pose désormais avec acuité. La désignation du prochain guide suprême, processus encadré par les institutions religieuses et politiques iraniennes, s’annonce déterminante pour l’avenir du pays.

La mort d’Ali Khamenei marque la fin d’une ère ouverte il y a plus de trente ans. Dans un contexte international déjà marqué par de multiples foyers de tension, cette disparition pourrait redessiner durablement les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient.

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN

 


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