Mozambique : le Rwanda menace de retirer ses troupes de Cabo Delgado faute de financement
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Depuis 2017, la province de Cabo Delgado, située dans le nord du Mozambique, est confrontée à une insurrection terroriste qui a déjà fait près de 6 400 morts et provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes. Pour appuyer les forces mozambicaines dans la lutte contre les groupes armés, le Rwanda avait déployé environ 1 000 soldats dans la région.
Aujourd’hui, cette mission pourrait toutefois connaître une fin prématurée. Le gouvernement rwandais réclame désormais 20 millions d’euros afin de poursuivre le maintien de ses troupes sur le terrain. Kigali affirme que le coût réel de l’opération est près de dix fois supérieur, mais qu’il ne bénéficie pas d’une compensation financière suffisante.
Les autorités rwandaises soulignent que leur contingent joue un rôle déterminant dans la sécurisation des populations locales, mais aussi dans la protection des investissements étrangers, en particulier dans le secteur énergétique.
La province de Cabo Delgado attire en effet l’attention de plusieurs grands groupes internationaux du pétrole et du gaz. Après une interruption de cinq ans due aux attaques terroristes, TotalEnergies a relancé fin janvier un important projet gazier dans la région. Les compagnies ENI (Italie) et ExxonMobil (États-Unis) suivent également de près les perspectives offertes par ce territoire riche en ressources naturelles.
Cette tension financière entre Kigali et Maputo intervient à un moment sensible, alors que la stabilité de Cabo Delgado demeure fragile. Un éventuel retrait des forces rwandaises pourrait fragiliser la lutte contre les groupes terroristes et compromettre la confiance des investisseurs internationaux engagés dans les projets énergétiques de la région.
Source: Africanews
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN

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