Niamana : le marché à bétail définitivement déguerpi
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Le marché à bétail, communément appelé « garbal », de Niamana n’est plus qu’un souvenir. Le dimanche 12 avril 2026, ses occupants ont été contraints de libérer les lieux, mettant ainsi fin à plusieurs années d’activités dans cet espace devenu emblématique.
Décidée depuis plusieurs mois par les autorités, l’opération de déguerpissement, maintes fois reportée, a finalement été exécutée sous la supervision des forces de l’ordre. Sur place, le contraste est saisissant : autrefois animé et surpeuplé, le site présente désormais une vaste étendue presque vide. Quelques anciens occupants, encore présents, s’affairent à récupérer leurs biens dans une atmosphère empreinte de désolation.
Après des décennies d’installation, de nombreux acteurs de ce marché se retrouvent confrontés à une incertitude majeure quant à leur avenir. La principale préoccupation reste la question de la réinstallation. Si certains dénoncent l’éloignement des sites proposés, d’autres affirment avoir déjà trouvé des alternatives, notamment aux alentours de la cour des Eaux et Forêts de Niamana.
Les autorités, pour leur part, assurent que des dispositions ont été prises afin d’accompagner les déguerpis. Plusieurs sites ont été identifiés pour leur permettre de poursuivre leurs activités dans de meilleures conditions.
Reste une interrogation persistante : bien que la décision ait été annoncée de longue date, pourquoi certains occupants n’ont-ils pas anticipé leur départ ? Selon plusieurs témoignages, certains espéraient un revirement des autorités et ont tardé à prendre les dispositions nécessaires.
Au-delà des considérations économiques et sociales, cette mesure s’inscrit dans un contexte sécuritaire marqué. Les autorités évoquent notamment des préoccupations liées à la lutte contre le terrorisme, certains marchés à bétail en milieu urbain étant soupçonnés de servir de refuges potentiels.
Ce déguerpissement marque ainsi un tournant dans la gestion des espaces commerciaux à Bamako, entre impératifs de sécurité et enjeux socio-économiques.
Source: Bamako bamada
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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