Nioro du Sahel : vaste opération des FAMa contre des groupes armés sur l’axe Fassou–Bema
- Amadou Diallo
- 19 janv.
- 2 min de lecture

« La peur a changé de camp. Cette nuit, Nioro a retrouvé le sommeil. » C’est en ces termes qu’une source sécuritaire résumait l’atmosphère à Nioro du Sahel, au lendemain d’une importante opération menée par les Forces armées maliennes (FAMa) entre Fassou et Bema, dans la région de Kayes.
Selon des témoignages recueillis auprès d’une source locale, l’intervention s’est déroulée dans l’après-midi de la veille, après un déploiement anticipé des unités maliennes dans cette zone stratégique. Depuis plusieurs semaines, cet axe routier était devenu difficilement praticable en raison de la présence de groupes armés terroristes, qui y avaient installé des points de contrôle illégaux.
D’après la même source, une colonne de combattants estimée à plus de 200 hommes, circulant sur plus d’une centaine de motos, se dirigeait vers ces positions pour maintenir leur dispositif et entraver la circulation entre Nioro et Bamako. Les forces maliennes, en embuscade, ont intercepté le groupe aux alentours de 16h10.
L’accrochage, décrit comme intense, se serait soldé par la neutralisation de l’ensemble des assaillants présents sur les lieux. Aucun survivant n’aurait été signalé parmi les combattants armés, selon la source locale.
L’opération s’est poursuivie dans les heures suivantes avec des actions ciblées contre plusieurs bases situées dans les collines de Tona, Kamounè et Tiguida. Ces positions, aménagées dans des grottes servant de refuges et de zones de repli, ont été détruites, entraînant la neutralisation des éléments qui s’y trouvaient. Les FAMa auraient également
récupéré un important lot de matériel militaire ainsi que plus de 200 motos.
Pour les populations locales, cette intervention pourrait marquer un tournant. Sur cet axe particulièrement fréquenté, notamment à proximité d’un marché à bétail, des groupes armés imposaient quotidiennement des contrôles et procédaient à des enlèvements ciblant certains voyageurs. Ces pratiques avaient instauré un climat de terreur, poussant de nombreux habitants à renoncer aux déplacements terrestres.
À Nioro du Sahel, la nouvelle s’est propagée rapidement, suscitant un sentiment de soulagement visible parmi les habitants. Beaucoup y voient un signal fort dans la lutte contre l’insécurité sur un corridor vital pour la région.
En l’absence de communication officielle détaillée à ce stade, les informations disponibles proviennent de sources locales. Toutefois, cette opération semble ouvrir la voie à un retour progressif de la libre circulation et à un renforcement de la sécurité sur l’axe Fassou–Bema.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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