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Prix Nobel de la paix : quand des autocrates cherchent la respectabilité

Le Prix Nobel de la paix, censé incarner l’idéal de réconciliation et de dialogue entre les peuples, se retrouve régulièrement parasité par des candidatures improbables. Chaque année, des centaines de propositions affluent, mêlant personnalités engagées pour la paix et figures controversées. L’ancien président américain Donald Trump, accusé d’avoir attisé tensions diplomatiques et fractures sociales durant son mandat, a ainsi été plusieurs fois cité.

En Afrique, ces candidatures prêtent parfois à sourire tant l’écart entre la réalité et la prétention est flagrant. L’exemple du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo en est l’illustration. Au pouvoir depuis 1979, à la suite d’un coup d’État sanglant contre son oncle, le dirigeant a instauré l’un des régimes les plus répressifs du continent. Malgré des ressources pétrolières considérables, la Guinée équatoriale demeure l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Corruption endémique, violations systématiques des droits humains, arrestations arbitraires et censure y sont régulièrement documentées par les organisations internationales.

Pourtant, comme d’autres autocrates africains avant lui, Obiang cherche à s’ériger en artisan de paix et à se draper

 

d’une légitimité internationale à travers une distinction prestigieuse. Une stratégie de communication qui, si elle peut séduire certains relais à l’étranger, peine à masquer l’écart béant entre l’image projetée et la réalité vécue par ses concitoyens.

Source: Afrik.Com

 

Haoua Sangaré

LETJIKAN

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