Reprise des combats à Kidal : une escalade majeure dans le nord du Mali
- 27 avr.
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Kidal, 27 avril 2026 — Les affrontements ont repris ce dimanche matin dans la ville de Kidal, au nord du Mali, opposant les forces armées maliennes, appuyées par des combattants russes, à une coalition regroupant le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et des éléments jihadistes affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Ces combats s’inscrivent dans la continuité d’attaques d’une ampleur inédite lancées samedi à l’aube par les groupes rebelles et jihadistes. Les violences se sont rapidement étendues à plusieurs zones stratégiques du pays, notamment en périphérie de Bamako, ainsi que dans les villes de Gao et Sévaré. Des détonations et des échanges de tirs ont également été signalés à proximité de Kati, principal camp militaire situé aux abords de la capitale.
Kidal, nouvel épicentre des tensions
Selon des sources concordantes, des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers de Kidal ce dimanche. Le porte-parole du FLA, Mohamed Ramdane, a affirmé que ses combattants poursuivaient leurs opérations pour « déloger les derniers éléments russes retranchés dans un camp ». Un élu local, ayant requis l’anonymat, a confirmé la reprise des hostilités dans la ville.
Ancien bastion de la rébellion touarègue, Kidal avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne, soutenue par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner.
Plus de deux ans après cette reconquête, le FLA tente désormais de réaffirmer son contrôle sur la ville.
Une coalition rebelle en expansion
Le FLA affirme contrôler une large partie de Kidal, indiquant que le gouverneur de la région se serait réfugié dans un ancien camp de la MINUSMA. Le mouvement revendique également la prise de plusieurs positions dans la région de Gao, autre zone stratégique du nord malien.
Dans un communiqué, la coalition rebelle a par ailleurs mis en garde le Burkina Faso et le Niger contre toute intervention dans le conflit, alors que ces deux pays sont liés au Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel par un pacte de défense mutuelle.
Une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante
Depuis plus d’une décennie, le Mali est confronté à une insécurité persistante marquée par la présence de groupes jihadistes et de mouvements rebelles. Toutefois, depuis la prise de pouvoir par les militaires en 2020, les attaques coordonnées ont gagné en intensité et en fréquence.
Face à cette nouvelle flambée de violence, plusieurs organisations internationales ont exprimé leur inquiétude. L’Union africaine a fermement condamné les attaques, évoquant des risques graves pour les populations civiles. L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a, de son côté, appelé à la retenue et à la préservation de la stabilité régionale.
Parallèlement, des organisations de défense des droits humains continuent d’alerter sur des accusations d’exactions visant l’armée malienne et ses alliés russes.
Aucun bilan officiel n’était disponible à ce stade, alors que la situation sur le terrain reste volatile et en constante évolution.
Source: Afrik.Com
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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