Stratégie Togo-Sahel : Abdoulaye Diop appelle à un partenariat respectueux de la souveraineté des États
- 19 avr.
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Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a pris part, ce samedi 18 avril 2026 à Lomé, à la cérémonie de lancement de la nouvelle stratégie Sahel de la République togolaise. À cette occasion, il a salué une initiative qu’il juge en phase avec les défis sécuritaires et géopolitiques actuels.
Au nom des autorités maliennes, le chef de la diplomatie a exprimé sa reconnaissance au
gouvernement togolais pour « l’accueil chaleureux et l’hospitalité généreuse », tout en transmettant les salutations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Il a également salué l’engagement des plus hautes autorités togolaises, en particulier celui de Faure Essozimna Gnassingbé, pour la paix, la sécurité et le développement dans la région.
Abdoulaye Diop a souligné que la stratégie Togo-Sahel traduit la volonté de Lomé d’adapter son action aux nouvelles réalités régionales, marquées par une instabilité persistante. Il a notamment apprécié l’approche inclusive adoptée par les autorités togolaises, associant les pays concernés tant au lancement qu’à la mise en œuvre de l’initiative. « On ne peut pas raser la tête de quelqu’un en son absence », a-t-il rappelé, pour insister sur l’importance de l’implication des États sahéliens.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’une action concertée, cohérente et respectueuse de la souveraineté, estimant que la prise en compte des besoins des populations et des défis spécifiques de la région constitue un levier essentiel pour sortir durablement des crises.
Évoquant les origines de l’insécurité au Sahel, Abdoulaye Diop a affirmé que la crise actuelle résulte en grande partie de facteurs externes, citant notamment l’intervention en Libye. Il a plaidé pour une compréhension globale de la menace terroriste, appelant à en analyser les causes profondes et à adopter une réponse multidimensionnelle intégrant les aspects sécuritaires, mais aussi humanitaires, économiques, sociaux et de gouvernance.
Dans cette dynamique, il a rappelé la vision portée par la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui repose sur trois piliers : défense et sécurité, diplomatie et développement. Selon lui, cette approche vise à répondre aux aspirations des populations en matière de paix, de stabilité et de progrès, tout en renforçant l’intégration régionale.
En conclusion, Abdoulaye Diop a réaffirmé l’engagement du Mali en faveur d’une coopération régionale fondée sur le pragmatisme, le réalisme et le respect mutuel, conditions essentielles pour relever les défis complexes auxquels le Sahel est confronté.
Source: Bamako bamada
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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