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Taiyuan : la Chine partage son expérience en matière de gestion des urgences sanitaires avec des pays africains francophones

  • 7 juin
  • 3 min de lecture

Taiyuan, Chine – La deuxième journée du séminaire sur la santé médicale destiné aux pays africains francophones, organisé du 4 au 17 juin 2026 dans la ville de Taiyuan, capitale de la province chinoise du Shanxi, a été consacrée à la présentation du modèle chinois de gestion des urgences sanitaires et au partage d’expériences en matière de prévention et de réponse aux crises.

La stabilité et la coopération au cœur du développement chinois

Les travaux ont débuté par une présentation générale de la Chine animée par Yao Yangu, chef du Bureau des Affaires étrangères du gouvernement populaire de la province du Shanxi. L’intervenant a mis en avant les fondements du développement du pays, notamment la stabilité sociale, le travail et l’ouverture à la coopération internationale.

Avec une population estimée à 1,4 milliard d’habitants en 2025, la Chine se présente comme un État multiethnique où la coexistence harmonieuse entre les différentes communautés constitue un facteur essentiel de cohésion nationale. Selon M. Yangu, la ville de Taiyuan illustre cette dynamique à travers la coexistence de plusieurs groupes ethniques dans un climat de respect mutuel et d’inclusion.

Les enseignements tirés des grandes crises sanitaires et naturelles

L’après-midi a été marquée par une conférence consacrée au système chinois de réponse aux urgences sanitaires. Animée par Zhao Qingsong, médecin-chef au Bureau d’intervention d’urgence du Centre provincial de contrôle et de prévention des maladies du Shanxi, la session a retracé l’évolution des mécanismes de gestion de crise mis en place par les autorités chinoises.

Le spécialiste est revenu sur les défis auxquels la Chine a été confrontée ces dernières décennies, notamment les épidémies d’Ebola et de Covid-19, ainsi que le séisme dévastateur de 2008. Ces événements ont mis en lumière plusieurs insuffisances, parmi lesquelles l’absence de coordination unifiée, la faible implication du public et des connaissances limitées en matière de prévention.

Face à ces constats, les autorités chinoises ont engagé d’importantes réformes visant à renforcer la résilience du système sanitaire. Cette stratégie repose sur quatre piliers : la prévention, la préparation, la réponse et la restauration.

Un dispositif renforcé pour mieux faire face aux crises

Selon les responsables chinois, cette réforme s’est traduite par la mise en place d’un plan national d’urgence, l’adoption d’un cadre juridique adapté ainsi que la création de mécanismes de coordination destinés à améliorer l’efficacité des interventions en situation de crise.

L’objectif est de garantir une réaction rapide et coordonnée face aux catastrophes sanitaires, tout en limitant leurs conséquences sur les populations.

Le Mali engagé dans le renforcement de son système sanitaire

Les échanges ont également permis de mettre en perspective les défis auxquels sont confrontés les pays africains, notamment le Mali. Ces dernières années, le pays a dû gérer plusieurs situations d’urgence, dont les inondations de 2024, les perturbations liées à la crise du carburant et l’afflux de blessés consécutif à la crise sécuritaire.

Sous l’impulsion du ministère de la Santé et du Développement social, dirigé par le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, les États généraux de la santé ont contribué à poser les bases d’un système de référence visant à améliorer la prise en charge des urgences sanitaires. Ces efforts ont valu au Mali une reconnaissance sur les plans national et international.

Pour les participants au séminaire, cette deuxième journée a mis en évidence une réalité largement partagée : la performance d’un système de santé se mesure avant tout à sa capacité à anticiper, gérer et surmonter les crises sanitaires.

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN

 


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