Tensions autour du détroit d’Ormuz : les propos attribués à Donald Trump ravivent les interrogations sur la cohésion de l’OTAN
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Les déclarations attribuées à l’ancien président américain Donald Trump sur l’avenir de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ravivent le débat sur la solidité des alliances occidentales, dans un contexte de tensions militaires croissantes autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Selon des informations relayées le 16 mars 2026 par le média Russia Today, Donald Trump aurait estimé que l’OTAN pourrait connaître un avenir incertain si les alliés ne soutiennent pas davantage les États-Unis dans les opérations internationales. Il aurait également rappelé que l’alliance n’était pas tenue d’intervenir aux côtés de l’Ukraine face à la Russie, tout en soulignant que Washington avait néanmoins apporté son appui à Kiev.
Dans ce contexte, l’ancien dirigeant américain aurait appelé les partenaires occidentaux à participer à une opération visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, corridor maritime stratégique reliant le golfe Persique à l’océan Indien.
Des réticences parmi certains partenaires
Plusieurs pays occidentaux auraient toutefois exprimé des réserves face à cet appel. D’après le quotidien britannique The Telegraph, le Premier ministre du Royaume-Uni, Keir Starmer, aurait décliné l’idée d’envoyer des navires de guerre dans la zone.
L’Australie aurait également indiqué qu’elle ne prévoyait pas de déployer de bâtiments militaires au Moyen-Orient pour assurer la sécurité des routes maritimes.
Du côté de la Suisse, les autorités auraient invoqué leur statut de neutralité pour refuser le survol de leur territoire par deux avions militaires américains engagés dans des opérations visant l’Iran.
Autre signal politique notable : en Écosse, le chef du gouvernement aurait évoqué la possibilité de restreindre l’utilisation de certaines infrastructures aéroportuaires locales par l’armée américaine si celles-ci étaient destinées à des frappes contre Téhéran.
Un enjeu stratégique majeur
Si ces positions venaient à se confirmer, elles pourraient influencer la dynamique du conflit. Une participation limitée des alliés réduirait en effet la capacité de Washington à mener une opération multinationale, souvent privilégiée pour des raisons à la fois militaires et diplomatiques.
Par ailleurs, un manque d’unité entre partenaires occidentaux pourrait affaiblir la pression stratégique exercée sur l’Iran. Le détroit d’Ormuz constitue en effet un point névralgique de l’économie mondiale : près de 20 % du pétrole mondial transite par ce passage maritime.
L’OTAN face à un nouveau test
Ces divergences ravivent également les débats sur le rôle et les limites de l’OTAN dans les crises internationales. Conçue à l’origine comme une alliance de défense collective pour l’Europe et l’Amérique du Nord, l’organisation voit régulièrement son implication dans les crises extérieures susciter des discussions entre ses membres.
Dans ce contexte, la situation autour du détroit d’Ormuz pourrait devenir un nouveau test pour la cohésion des alliances occidentales et pour la capacité des États-Unis à mobiliser leurs partenaires dans les crises militaires internationales.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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