Vie chère Les recettes de Seydou Mamadou Coulibaly
- 7 déc. 2021
- 3 min de lecture

Dans une tribune intitulée : « briser l’étau de la vie chère », le Président du Mouvement BENKAN, le Pacte Citoyen, Seydou Mamadou Coulibaly, évoque la hausse généralisée des prix des produits de grande consommation au Mali, les facteurs et propose de solutions.
Selon les données officielles de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la hausse généralisée des prix des produits de grande consommation dans la zone est ressortie à 4.3% à la fin du mois de septembre 2021.
Au Mali, Seydou Mamadou Coulibaly a constaté que les denrées alimentaires sont les plus impactées par la hausse des prix. Le gouvernement de transition a pris des mesures pour limiter les conséquences de l’inflation. Le manque à gagner pour l’État est estimé à plus de 10 milliards de FCFA.
«Malgré les efforts, de nombreuses personnes vulnérables sont confrontées à une misère alimentaire. Beaucoup de maliens n’arrivent plus à subvenir aux besoins essentiels et à se nourrir convenablement», déplore le Président du Mouvement BENKAN.
Il pense que cela augmente la vulnérabilité des populations et déstructure toute notre organisation sociale. Le manque d’accès aux produits de première nécessité renforce l’insécurité dans le pays et empêche la jeunesse d’envisager un avenir serein. L’urgence sociale née de cette situation place le Mali dans la recherche perpétuelle de solutions l’empêchant d’envisager des perspectives plus reluisantes.
La combinaison de plusieurs facteurs négatifs
«Dans sa tribune, le Président du Mouvement BENKAN a indiqué qu’au Mali, l’inflation est liée à plusieurs facteurs dont l’insécurité, les effets du changement climatique et les difficultés d’acheminement des produits vers les zones de consommation. «Ces différents aléas ont une conséquence sur le prix des denrées alimentaires. Mais le véritable problème réside dans la recherche de l’équilibre entre le pouvoir d’achat des citoyens et le prix des produits de première nécessité. Une situation paradoxale», précise-t-il.
Il a rappelé que pour la campagne agricole 2020-2021, le Mali a produit 10,4 millions de tonnes de céréales. Cette production est en légère augmentation par rapport à la campagne précédente (10.3 millions de tonnes). La production de 10.4 millions de tonnes a permis au pays de dégager un stock excédentaire de 3.9 millions de tonnes. Ces importantes productions permettent certes d’atténuer le choc, mais ne constituent pas un élément décisif.
«Le panier de la ménagère est composé de nombreux autres produits, qui restent très souvent inaccessibles du fait de l’augmentation de leur prix. Le stock excédentaire ne pourrait qu’atténuer certains effets, sachant bien que le céréale seule ne suffit pas à constituer une alimentation équilibrée», a-t-il fait savoir.
Seydou Mamadou Coulibaly, l’insécurité, avec son cortège d’attaques terroristes, a rendu la situation plus intenable. Conséquence immédiate : les denrées alimentaires représentent, au niveau des importations, un montant annuel de plus de 300 milliards FCFA. Le prix de nombreux produits d’importation a fortement augmenté sur le marché.
«La difficulté réside également dans le fait que les prix pratiqués sur le terrain varient et ne suivent aucune logique. L’augmentation des prix est soutenue par les difficultés d’acheminement et par les rackets des acteurs du crime organisé. La situation est assez confuse sur les marchés, les commerçants expriment leurs difficultés liées aux facteurs internes comme le faible contrôle de la concurrence déloyale ou encore par certains prélèvements abusifs de taxes», remarque-t-il.
Renforcer la résilience malienne face aux difficultés
En tant qu’opérateur économique, le Président du Mouvement BENKAN affirme que le Mali possède de nombreux atouts et une capacité de résilience impressionnante. Cela est à mettre au crédit des producteurs qui, contre vents et marées, poursuivent leurs activités, les opérateurs économiques maliens étant réputés figurer parmi les plus dynamiques d’Afrique, leurs efforts permettent de maintenir l’activité économique à flot, la croissance économique ne s’est pas complètement effondrée, elle est estimée à environ 4%. Ce qui représente une prouesse par ces temps de récession.
Pour lui, le Mali devrait renforcer son organisation interne pour mieux créer l’adéquation entre l’offre et la demande et rendre plus efficients les efforts significatifs de ces dernières années. Un dialogue permanent s’impose avec les partenaires sociaux dans le but de revaloriser les salaires en cohérence avec l’inflation afin d’améliorer le pouvoir d’achat des populations.
Adama DAO




.jpg)












Commentaires