Vérification financière : des manquements relevés à l’Ambassade du Mali à Libreville
- 24 mars
- 2 min de lecture

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a publié, en mars 2026, un rapport de vérification financière portant sur la gestion de l’Ambassade du Mali à Libreville (Gabon). Cette mission couvre les exercices 2022 à 2025, arrêtés au 30 septembre.
Selon les éléments consultés, le document met en évidence plusieurs insuffisances d’ordre administratif et financier, tout en formulant des recommandations visant à améliorer la transparence et la gestion des ressources publiques.
Une mission inscrite dans les exigences de bonne gouvernance
Cette vérification s’inscrit dans le cadre des attributions du BVG, chargé de contrôler la régularité et la sincérité des opérations financières des structures publiques.
Représentation diplomatique stratégique, l’Ambassade du Mali à Libreville assure notamment la mise en œuvre de la politique extérieure, la protection des ressortissants maliens et le renforcement des relations bilatérales avec le Gabon.
Sur la période examinée, les ressources mobilisées par la mission diplomatique s’élèvent à près de 2 milliards de FCFA en recettes, pour des dépenses dépassant 2,03 milliards de FCFA.
Des insuffisances dans la gestion administrative et financière
Le rapport du BVG relève plusieurs dysfonctionnements dans l’organisation administrative et comptable de l’Ambassade.
Parmi les principales observations figure le non-respect du principe de séparation des fonctions entre l’ordonnateur et le comptable, une règle pourtant essentielle pour garantir la
transparence et prévenir les risques d’irrégularités.
Le BVG pointe également des lacunes dans la tenue des documents comptables, notamment l’absence de certains journaux obligatoires, des insuffisances dans la comptabilité des matières, ainsi que des pièces justificatives incomplètes. Ces manquements sont de nature à compromettre la fiabilité des informations financières.
Des pratiques à améliorer dans la gestion des recettes
L’audit met en lumière d’autres faiblesses, notamment l’utilisation de certaines recettes sans autorisation préalable, l’absence de rapprochements bancaires réguliers et un système d’archivage jugé peu performant.
Face à ces constats, le BVG recommande un renforcement des mécanismes de contrôle interne et une meilleure organisation administrative afin d’assurer une gestion plus rigoureuse et conforme aux normes en vigueur.
Source: Bamako bamada
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




.jpg)












Commentaires