Édito | Frappes américaines contre l’Iran : le débat sur le « terrorisme d’État » relancé
- il y a 6 jours
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L’annonce par le président américain Donald Trump d’une opération militaire d’envergure contre l’Iran continue d’alimenter les débats sur la scène internationale. Dans une vidéo publiée le 28 février 2026 à 2h30 (heure de Washington) sur le réseau Truth Social, le dirigeant américain a indiqué avoir lancé une offensive aéronavale baptisée « Epic Fury », visant, selon Washington, à neutraliser les capacités balistiques iraniennes et à empêcher définitivement Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire.
Présentée par l’administration américaine comme une mesure de sécurité destinée à prévenir une menace stratégique, cette intervention suscite toutefois de vives critiques dans certains cercles politiques et académiques. Des observateurs y voient une nouvelle manifestation de ce qu’ils qualifient de « terrorisme d’État », c’est-à-dire l’usage de la force par une puissance contre un État souverain au nom de ses propres intérêts géopolitiques.
Au cœur des tensions figure une nouvelle fois le programme nucléaire iranien, objet de profondes divergences entre Téhéran et plusieurs puissances occidentales. Les autorités iraniennes soutiennent que leurs installations nucléaires sont exclusivement destinées à des fins civiles, notamment la production d’énergie. Elles rappellent également que l’Iran est signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Malgré ces assurances, les États-Unis et certains de leurs alliés continuent d’exprimer de fortes inquiétudes, estimant que ce programme pourrait, à terme, avoir des implications militaires et constituer une menace pour la stabilité du Moyen-Orient.
Dans un éditorial signé Gaoussou Madani Traoré, la réflexion s’oriente vers une interrogation plus large : qui définit aujourd’hui les règles du jeu dans l’ordre international ? L’auteur s’interroge notamment sur le droit des États à disposer librement de leurs ressources et de leurs capacités technologiques.
Selon cette analyse, la multiplication des interventions militaires et la logique de confrontation entre grandes puissances risquent d’affaiblir davantage le système
international fondé sur le droit et les institutions multilatérales.
L’éditorial évoque également le rôle potentiel d’autres acteurs majeurs de la scène géopolitique, notamment la Russie et la Chine, susceptibles d’influencer l’équilibre stratégique mondial face à l’influence américaine.
Au-delà du cas iranien, cette situation relance un débat fondamental : l’ordre international repose-t-il encore sur des règles juridiques partagées ou tend-il à s’organiser autour du rapport de force entre grandes puissances ?
Source: Bamako bamada
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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