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Les écoles privées ignorent la décision du ministre de l’Éducation
Malgré la décision officielle du ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, suspendant les cours sur toute l’étendue du territoire national jusqu’au 10 novembre 2025, certaines écoles privées ont décidé de maintenir leurs activités pédagogiques. Une telle attitude suscite de vives interrogations sur le respect de l’autorité de l’État et la discipline au sein du système éducatif malien. Pour rappel, la mesure ministérielle visait à soulager élèves et enseignants durement touchés par la crise du carburant , qui perturbe les déplacements et les conditions d’apprentissage. Cependant, plusieurs promoteurs d’établissements privés semblent avoir fait le choix de poursuivre les cours , invoquant la nécessité de respecter leur calendrier interne — une décision perçue par beaucoup comme une violation de la directive gouvernementale . Face à cette situation, des voix s’élèvent pour interpeller le ministère de l’Éducation nationale à faire respecter sa décision et à sanctionner les manquements constatés , afin de préserver la cohérence et l’équité dans le système éducatif. Cette polémique relance le débat sur la gouvernance du secteur privé de l’éducation et sur la nécessité d’un meilleur encadrement réglementaire pour garantir le respect des décisions étatiques dans l’intérêt supérieur des élèves. Source : Bamako bamada Haoua SANGARÉ LETJIKAN

Mali : le Professeur Issoufou Soumaïla Moulaye nommé directeur général du CEMAPI.
Professeur Issoufou Soumaïla Moulaye – Le Conseil des ministres, réuni ce mercredi 9 juillet, a validé la nomination du Professeur Issoufou Soumaïla Moulaye à la tête du Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI). Universitaire réputé pour son expertise en économie et son engagement en faveur de la recherche appliquée, il succède à un moment où le Mali ambitionne de faire de la propriété industrielle un levier de développement. Un parcours académique exceptionnel Docteur en sciences économiques depuis 2014, Issoufou Soumaïla Moulaye a connu une ascension rapide dans le milieu universitaire. Devenu Maître-Assistant en 2017, il a obtenu en 2021 le prestigieux titre d’Agrégé du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), une première pour un Malien dans sa discipline. Enseignant à l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB), il est également cofondateur du Master en Économie appliquée au développement et du Laboratoire de recherche en économie appliquée au développement (L-READ), deux pôles de référence nationale. Un engagement pour l’innovation et la recherche En parallèle de ses activités académiques, le Professeur Moulaye dirige la revue scientifique JAEMO et préside le comité scientifique du Centre africain de recherche et d’innovations scientifiques (CARIS). Ces responsabilités renforcent son rôle dans la valorisation des connaissances et des innovations au service du développement. Un nouveau souffle pour le CEMAPI La nomination d’un scientifique chevronné à la tête du CEMAPI intervient dans un contexte où le Mali cherche à mieux protéger ses créations intellectuelles et à dynamiser l’usage de la propriété industrielle (brevets, marques, modèles) comme outil de transformation économique. Sous sa direction, le centre pourrait s’engager dans une phase de modernisation de ses services, de rapprochement avec les chercheurs et entrepreneurs, et d’intégration des droits industriels dans les politiques publiques. Ce choix des autorités traduit une volonté assumée de placer la compétence et la vision stratégique au cœur des réformes institutionnelles. Haoua Sangaré LETJIKAN

Sahel : Washington opte pour une diplomatie commerciale face aux régimes militaires
« L’Afrique est un terrain stratégique où diplomatie et commerce se croisent », analyse un expert en géopolitique. Une lecture qui semble désormais guider les actions de Washington au Mali, au Burkina Faso et au Niger, trois pays dirigés par des régimes militaires depuis les coups d’État successifs de 2020 à 2023. De la suspension de l’aide à une nouvelle stratégie Après l’arrivée au pouvoir des juntes, les États-Unis avaient gelé une grande partie de leur aide au développement, dénonçant la rupture de l’ordre constitutionnel. Mais avec l’administration Trump, la ligne diplomatique a évolué : l’accent est désormais mis sur la diplomatie commerciale, centrée sur les ressources minières et naturelles, tout en maintenant le soutien aux efforts andjihadistes. Un virage bien accueilli par l’Alliance des États du Sahel Les dirigeants militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), perçoivent favorablement cette réorientation. Elle leur offre une reconnaissance internationale et davantage de latitude dans la gestion de leurs ressources stratégiques, tout en consolidant les partenariats sécuritaires. Des visites diplomatiques en série Au cours des dernières semaines, plusieurs hauts responsables américains ont multiplié les déplacements dans la région. Ces visites confirment l’importance accordée par Washington à la sécurisation des corridors d’approvisionnement et des gisements miniers, dans un contexte de rivalité géopolitique accrue. Cette offensive diplomatique intervient alors que les régimes sahéliens s’étaient rapprochés de nouveaux partenaires, notamment la Russie, après des tensions avec leurs alliés occidentaux traditionnels. Une équation économique et sécuritaire Pour les États-Unis, la stratégie vise un double objectif : stabiliser des États fragiles et garantir l’accès à des ressources critiques dans un marché mondial de plus en plus concurrentiel. Pour les pays du Sahel, il s’agit d’un équilibre entre affirmation de la souveraineté nationale, recherche de partenaires économiques fiables et renforcement de leurs capacités de défense. Haoua Sangaré LETJIKAN

Santé : le gouvernement et le CICR renforcent leur partenariat humanitaire
Le mardi 2 septembre 2025, la ministre de la Santé et du Développement social, Médecin-Colonel Assa Badiallo Touré, a reçu en audience Nicolas Lambert, nouveau chef de délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Mali. Cette première rencontre a permis à M. Lambert de se présenter officiellement et d’exposer le bilan des activités du CICR au Mali, ainsi que les priorités pour l’année à venir. Le diplomate humanitaire a réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir les populations vulnérables, particulièrement touchées par les crises sécuritaires et sanitaires. Mme Touré a, pour sa part, salué le rôle déterminant du CICR dans l’appui au système de santé malien, notamment à travers la fourniture d’équipements médicaux, le renforcement du personnel et l’accompagnement des structures sanitaires en zones de conflit. Elle a insisté sur la nécessité d’intégrer davantage les priorités nationales de santé dans les programmes de l’organisation. Les deux parties ont convenu de consolider leur collaboration afin d’améliorer l’accès aux soins et de répondre plus efficacement aux besoins humanitaires pressants des communautés. Cette audience marque une étape significative dans le renforcement du partenariat entre le gouvernement malien et le CICR. Haoua Sangaré LETJIKAN

Afrique : la nouvelle frontière mondiale de l’énergie solaire
Avec 40 % du potentiel solaire de la planète, l’Afrique s’impose comme un géant énergétique en devenir. Longtemps sous-exploitée, cette richesse naturelle pourrait transformer le continent en puissance mondiale de l’énergie verte. L’Afrique est souvent qualifiée de « continent du soleil », et pour cause : plus de 85 % de son territoire reçoit une irradiation supérieure à 2 000 kWh/m² par an, soit le double de la moyenne européenne. Pourtant, elle ne représente encore qu’1 % de la capacité solaire mondiale installée. Cette situation change rapidement : les importations de panneaux photovoltaïques ont bondi de 60 % en 2025, signe d’un tournant décisif vers une révolution énergétique à l’échelle continentale. Plusieurs pays africains montrent déjà la voie. L’Algérie, riche d’un ensoleillement exceptionnel et d’immenses étendues désertiques, ambitionne d’atteindre 22 GW de capacités renouvelables d’ici 2030. L’Égypte, avec son parc solaire géant de Benban (1 650 MW), s’affirme comme pionnière de l’hydrogène vert, tandis que le Maroc exporte son savoir-faire avec le complexe Noor d’Ouarzazate et le projet Xlinks, destiné à fournir 8 % de l’électricité britannique. Dans le sud du continent, la Namibie et le Botswana misent sur un méga-projet commun de 5 GW pour devenir exportateurs d’énergie propre. Le Sahel, lui, pourrait devenir la nouvelle frontière du solaire mondial. L’initiative « Desert to Power » , portée par la Banque africaine de développement, prévoit 10 GW de capacité installée d’ici 2030 pour électrifier 250 millions de personnes dans onze pays. Des projets d’interconnexion entre le Mali et la Mauritanie illustrent cette dynamique régionale, posant les bases d’un futur marché énergétique intégré. Mais cette transition ne se fera pas sans défis. Le financement, l’instabilité politique, le manque d’infrastructures électriques et la rareté de la main-d’œuvre qualifiée freinent encore le déploiement massif du solaire. Malgré cela, l’Afrique attire un intérêt croissant des partenaires européens en quête d’énergie décarbonée. Si les ambitions annoncées se concrétisent, le continent pourrait atteindre 70 GW de capacité solaire d’ici 2030 et devenir le « Moyen-Orient de l’hydrogène vert » , symbole d’une renaissance énergétique et économique durable. Source: Afrik.Com Haoua SANGARÉ LETJIKAN

Bamako : coup d’envoi du tournoi féminin interministériel au stade Mamadou Konaté.
Bamako, 9 juillet 2025 – Ambiance sportive et esprit de cohésion au stade Mamadou Konaté ce mercredi, où s’est tenu le match d’ouverture du tournoi féminin interministériel. Plusieurs membres du gouvernement ont répondu présents pour soutenir cette initiative qui célèbre le sport et la fraternité entre ministères. Le coup d’envoi a été donné en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, entouré de plusieurs collègues : les ministres des Transports et des Infrastructures, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, ainsi que de l’Élevage et de la Pêche. Sur le terrain, la première rencontre a opposé l’équipe du ministère des Transports et des Infrastructures à celle de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Dans un match engagé et rythmé, les joueuses du ministère des Transports se sont imposées 2 à 0, lançant le tournoi sur une note prometteuse. Le tournoi se poursuivra dans les prochains jours avec d’autres affiches, dans une ambiance qui mêle compétition et convivialité, à la grande satisfaction des participants et du public. Haoua Sangaré LETJIKAN

Burkina Faso : l’armée gonfle ses rangs pour contrer la menace terroriste
Confrontée à des attaques de plus en plus fréquentes, l’armée a annoncé recruter 3 000 militaires supplémentaires. Le lieutenant Paul-Henri Damiba, parvenu au pouvoir par les armes le 24 janvier, avait justifié son coup de force par la nécessité de lutter contre l’insécurité. Trois mille soldats supplémentaires vont être recrutés pour grossir les rangs de l’armée du Burkina Faso qui subit de lourdes pertes lors d’attaques terroristes de plus en plus fréquentes et meurtrières, selon un communiqué du ministre de la Défense. Initialement prévu à partir du 1er juin, le « recrutement de 2 000 militaires du rang au titre du contingent normal » et de « 1 000 autres à titre exceptionnel » aura lieu « du 4 au 31 mai dans chaque chef-lieu » des treize régions administratives du Burkina, indique le ministre de la Défense, le général Aimé Barthélémy Simporé. « Spirale de violences » Les forces armées burkinabè sont estimées à un nombre compris entre 15 000 et 20 000 hommes, dont plus de la moitié servent dans l’armée de terre. Elles sont confrontées depuis sept ans à des attaques jihadistes de plus en plus meurtrières au fil des années. La plus sanglante à ce jour a visé en novembre 2021 un détachement de gendarmerie à Inata, dans le nord, faisant 53 morts. Manquant de moyens, l’armée burkinabè peine à enrayer les attaques qui, d’abord concentrées dans le nord, touchent désormais plusieurs autres régions du pays, dont celles de l’est et du nord-ouest. Mi-mars, le président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba qui a pris le pouvoir par la force en janvier, avait décrété un « ordre de mobilisation des anciens militaires au titre de la réserve », notamment les sous-officiers et militaires du rang admis à la retraite ces trois dernières années, « pour les besoins de la Nation ». À la suite de ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso a été pris à partir de 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements armés jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique qui ont fait plus de 2 000 morts – dont 500 militaires – et 1,8 million de déplacés. Source : Jeune Afrique avec AFP

CAN 2025 : la diaspora africaine de France en force pour soutenir ses équipes au Maroc
Avec plus de 100 000 billets déjà achetés depuis la France, la diaspora africaine s’annonce comme la plus grande représentante étrangère des tribunes marocaines à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Une ferveur inédite à quelques semaines du coup d’envoi. Une mobilisation record venue de l’Hexagone À un peu plus d’un mois du lancement de la CAN 2025 (21 décembre 2025 - 18 janvier 2026), la Confédération africaine de football (CAF) affiche des chiffres impressionnants : plus de 250 000 billets ont été vendus lors de la première phase de commercialisation. Fait marquant, près de la moitié de ces tickets ont été achetés depuis la France, soit 109 237 billets , un record absolu pour un pays non africain. Cette performance intervient après un démarrage pourtant chaotique, marqué par des problèmes techniques sur la plateforme de billetterie. La diaspora africaine, moteur de la ferveur Jamais une Coupe d’Afrique n’avait suscité une telle mobilisation en Europe. De Paris à Marseille, de Lyon à Lille, la diaspora africaine — principalement sénégalaise, marocaine, ivoirienne, algérienne et congolaise — se prépare à vivre intensément cette édition au Maroc. Derrière la France, la Belgique (7 046 billets) , les Pays-Bas (5 958) , le Royaume-Uni (5 127) et le Canada (3 849) complètent le top 5 des pays étrangers les plus acheteurs. « C’est le premier grand rendez-vous panafricain post-Covid, dans un pays proche, facilement accessible depuis l’Europe », explique un membre du comité d’organisation. Pour beaucoup, assister à la CAN, c’est autant soutenir leur équipe que renouer avec une Afrique festive et unie. Le Maroc se prépare à une affluence historique Trente-sept ans après avoir accueilli la compétition pour la dernière fois, le Maroc a mis les bouchées doubles pour offrir un tournoi à la hauteur des attentes. Six villes hôtes — Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech, Agadir et Fès — ont vu leurs infrastructures modernisées, avec des stades rénovés et des liaisons ferroviaires renforcées. Les autorités marocaines anticipent une arrivée massive de supporters venus d’Europe et ont demandé à Royal Air Maroc et aux compagnies low-cost d’augmenter le nombre de vols. Un moment d’unité et de fierté africaine Au-delà du sport, cette affluence traduit la place centrale de la diaspora dans la vitalité du football africain. En France notamment, où vivent plusieurs millions de binationaux, la CAN demeure un symbole de fierté et de cohésion communautaire . Entre drapeaux, chants et vuvuzelas, les tribunes marocaines s’annoncent comme un véritable carnaval transcontinental , reflet d’une Afrique unie dans la passion du football. Haoua SANGARÉ LETJIKAN

Cameroun : le métier de « bensikineur », entre survie économique et danger permanent
Face au chômage massif et à l’insuffisance des transports publics, le métier de conducteur de moto-taxi, communément appelé « bensikineur », s’est imposé comme une véritable bouée de sauvetage pour des milliers de Camerounais. Présents aussi bien dans les grandes villes que dans les zones rurales, ces transporteurs comblent un vide dans le système de mobilité urbaine, tout en révélant les limites des politiques d’insertion professionnelle. Une solution née du chômage et du manque d’infrastructures Autrefois simple moyen de déplacement personnel, la moto est devenue un outil de travail pour une jeunesse en quête de revenus. Le déficit de bus, la rareté des taxis et le chômage endémique ont transformé cet engin à deux roues en une source de subsistance. Pour exercer légalement, il faut disposer d’un permis de conduire de catégorie A , d’une assurance , et s’acquitter de l’impôt libératoire . Mais dans les faits, le secteur reste largement informel. Un métier accessible à tous les profils Le monde des bensikineurs rassemble des profils variés : étudiants, diplômés sans emploi, pasteurs, retraités, ouvriers ou agriculteurs . Pour beaucoup, il s’agit d’un choix par nécessité. « J’exerce ce métier malgré moi, confie George N., ancien de l’Église. Les risques sont énormes : une simple distraction peut coûter la vie. Si vous allez au pavillon des blessés à l’hôpital Laquintinie de Douala, vous verrez l’ampleur du drame », témoigne-t-il, évoquant les nombreux accidents dont sont victimes les conducteurs. Entre préjugés et réalité sociale Souvent perçus comme des marginaux, les bensikineurs sont pourtant nombreux à être diplômés ou artisans qualifiés . « Avant d’entrer dans ce milieu, je pensais qu’ils étaient tous analphabètes ou délinquants », reconnaît Félix O., plombier de formation. « Mais j’ai découvert des jeunes diplômés sans emploi, forcés d’enfourcher une moto pour survivre. Nos dirigeants n’ont rien prévu pour leur insertion. Ils forment, mais ne recrutent pas. » Cette réalité souligne l’absence d’une véritable politique nationale d’emploi des jeunes . Malgré les discours officiels saluant le courage des conducteurs de moto-taxis, peu d’initiatives concrètes ont été mises en œuvre pour encadrer ou sécuriser la profession. Une activité complémentaire pour certains travailleurs Pour d’autres, la moto-taxi constitue un revenu d’appoint . « Je travaille dans une société, mais la moto me permet de nourrir mes enfants », explique René H., boulanger. « Je respecte les zones autorisées et j’évite les risques inutiles. Malheureusement, beaucoup refusent de se conformer à la réglementation, rendant toute tentative d’identification difficile. » Un équilibre fragile entre utilité et danger En zone rurale, la moto joue un rôle essentiel dans la vie économique. Jean-Pierre F., agriculteur, alterne entre champs et transport de passagers : « Ce métier me permet de compléter mes revenus et de transporter mes récoltes. Mais il est dangereux : nombreux sont ceux qui deviennent handicapés ou y perdent la vie. » Selon lui, le tarif plus élevé pratiqué dans les villages pousse de nombreux jeunes à retourner à la campagne, où la moto-taxi rapporte davantage qu’en ville. Le reflet d’une précarité généralisée Pour la couturière Pascaline T., la crise postélectorale et le confinement ont mis en lumière la fragilité économique des Camerounais : « J’ai vu la misère à ciel ouvert. Beaucoup vivent au jour le jour. Sans activité, ils n’ont rien pour manger. Si le confinement avait duré plus d’une semaine, la famine aurait poussé les gens à descendre dans la rue. » Un métier vital mais à encadrer Le phénomène des bensikineurs illustre les débrouilles quotidiennes d’une jeunesse laissée à elle-même. S’il pallie l’insuffisance du transport public, il met aussi en lumière les failles de la gouvernance sociale et les dangers d’une économie informelle. Entre espoir, survie et insécurité, le métier de moto-taximan reste à la fois indispensable et précaire , symbole d’un Cameroun en quête de solutions durables pour sa jeunesse. Source: Afrik.Com Haoua SANGARÉ LETJIKAN

Concours national du plus beau quartier : Daoudabougou donne l’exemple
Dans le cadre du concours national du plus beau quartier , la jeunesse de Daoudabougou, en Commune V du district de Bamako, se distingue par un fort engagement citoyen. Chaque week-end, de nombreux jeunes, femmes et hommes confondus, se mobilisent pour poser des dalles et améliorer le cadre de vie de leur quartier. Une initiative qui traduit un esprit de solidarité et de responsabilité, salué comme modèle pour l’ensemble de la jeunesse malienne. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba , a encouragé cette mobilisation. Il a invité les jeunes des autres localités à s’inspirer de cette dynamique afin de contribuer à l’embellissement et au développement des quartiers. Le concours, placé sous le slogan « Ne ka siguida, N’ka faso ko » (« Mon quartier, c’est mon pays »), se tiendra du 1er août au 30 octobre 2025 . Haoua Sangaré LETJIKAN

Coopération bilatérale : Le Président nigérien Abdourahamane Tiani en visite de travail à Bamako
Bamako, 30 septembre 2025 – Le Président de la République du Niger, le Général Abdourahamane Tiani, a effectué ce mardi une visite d’amitié et de travail au Mali. À son arrivée à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou, il a été accueilli par son homologue malien, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Président de la Confédération des États du Sahel (AES). La rencontre, marquée par un entretien en tête-à-tête au Palais de Koulouba, a été suivie d’une réunion élargie aux deux délégations. Elle a mis en évidence la solidité des relations entre le Mali et le Niger, deux membres fondateurs de l’Alliance puis de la Confédération des États du Sahel, dont les liens se sont resserrés face aux défis communs. Le Président Tiani était accompagné notamment du Général d’Armée Salifou Mody, ministre de la Défense nationale, et de Salim Mahamadou Gado, directeur de cabinet du Chef de l’État. Du côté malien, figuraient le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio Camara, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ainsi que le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Dans son allocution, le Chef de l’État nigérien est revenu sur les épreuves traversées par l’AES, rappelant la solidarité entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso lors des pressions internationales exercées en 2023. Il a exprimé sa reconnaissance aux peuples sahéliens pour leur résilience et leur engagement en faveur de la souveraineté et de la dignité de la région. Évoquant l’évolution de l’institution, le Président Tiani a souligné les avancées notables depuis la création de l’Alliance des États du Sahel en 2023, puis de la Confédération en 2024. Trois axes structurent cette organisation : la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. Il a notamment annoncé l’opérationnalisation de la force conjointe avec un état-major basé à Niamey, l’adoption d’une diplomatie commune sur la scène internationale et l’imminente mise en place de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement, dont le siège sera à Bamako. Le Président nigérien a qualifié cette dynamique d’« une révolution conduite par les peuples eux-mêmes », annonciatrice selon lui d’un avenir de stabilité et de prospérité partagée pour la région. Cette visite d’amitié et de travail a ainsi permis au Mali et au Niger de réaffirmer leur volonté commune de consolider les acquis de la Confédération des États du Sahel et de renforcer leur coopération stratégique au service des peuples. Haoua Sangaré LETJIKAN

Coupe du Monde U19 féminine : le Mali dénonce le refus de visa pour ses championnes d’Afrique.
Bamako – C’est une désillusion amère pour les basketteuses maliennes U19. Fraîchement sacrées championnes d’Afrique, elles n’ont pas pu s’envoler pour Brno, en République tchèque, où devait se tenir la Coupe du Monde U19 féminine. La raison ? Un refus de visa opposé par les autorités tchèques, malgré les démarches diplomatiques entreprises par Bamako. Ce blocage, qualifié d’« injuste et discriminatoire » par les autorités maliennes, a suscité une vive indignation. Le gouvernement a exprimé sa désapprobation à travers une note verbale officielle adressée aux autorités tchèques. « Nos valeureuses championnes ont vu leur rêve mondial brisé. Mais leur dignité, leur courage et leur mérite demeurent intacts », souligne un communiqué du ministère des Sports. Dans le pays, la mobilisation est générale. Le peuple malien, uni derrière ses basketteuses, dénonce une décision perçue comme une manœuvre politique contraire aux valeurs universelles du sport. Le Mali réaffirme son engagement à défendre ses athlètes et appelle la communauté internationale à veiller à ce que le sport ne soit pas otage de considérations diplomatiques ou politiques. Source Bamako Bamada Haoua Sangaré LETJIKAN
