top of page

AES : vive réaction contre une résolution du Parlement européen sur Mohamed Bazoum

  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

La Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé une ferme opposition à la résolution adoptée le 12 mars 2026 par le Parlement européen au sujet de la situation de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum. Dans un communiqué publié le 19 mars à Ouagadougou, l’organisation affirme qu’elle n’a « ni injonctions ni leçons de gouvernance à recevoir ».

Regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, la Confédération dénonce une initiative qu’elle considère comme une ingérence dans les affaires internes d’un État souverain. Les autorités sahéliennes ont ainsi fait part de leur « vive indignation » face à un texte jugé inacceptable.

L’AES critique en particulier le caractère « partial » de la résolution européenne. Selon elle, le document met l’accent sur la détention de Mohamed Bazoum tout en passant sous silence d’autres crises majeures qui affectent la région depuis plusieurs années. Elle accuse également les institutions européennes d’ignorer les souffrances des populations civiles confrontées à une insécurité persistante au Sahel, traduisant, selon elle, une lecture biaisée de la situation.

Dans un ton plus accusateur, la Confédération dénonce un « paternalisme » qu’elle estime hérité d’une époque coloniale révolue. Elle considère que certains responsables européens poursuivent des intérêts économiques et stratégiques à travers ce type de positionnement, sans tenir pleinement compte des réalités locales. Elle ajoute que plusieurs députés européens auraient soutenu la résolution sans une connaissance approfondie du contexte politique et sécuritaire de la région.

Malgré ces critiques, l’AES réaffirme sa détermination à poursuivre la trajectoire politique engagée par ses États membres. Elle insiste sur la dynamique de transformation politique, économique et sociale qu’elle affirme impulser au sein de l’espace confédéral.

Signé par Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et président en exercice de l’AES, ce communiqué illustre une nouvelle fois les tensions persistantes entre certaines capitales sahéliennes et des institutions européennes, dans un contexte de recomposition des équilibres diplomatiques dans la région.

 

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN


Commentaires


sama-money-300 (1).jpg
bottom of page