Baisse du prix de l’or : le secteur de la bijouterie reste stable au Mali
- il y a 3 heures
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Le prix de l’or enregistre un recul sur le marché international depuis plusieurs mois. Au Mali, cette tendance se traduit par une légère baisse des prix, sans pour autant perturber les activités des professionnels de la bijouterie. Le gramme d’or brut se négocie actuellement autour de 77 500 FCFA, tandis que le gramme d’or transformé en bijou est vendu entre 85 000 et 86 000 FCFA, selon des acteurs du secteur.
Malgré cette évolution, les bijoutiers affirment que leur activité demeure stable. L’un d’eux, ayant requis l’anonymat, explique que les fluctuations du cours de l’or sont fréquentes et font partie des réalités du métier.
« Nous importons nos bijoux en or de Dubaï et privilégions toujours la première qualité. Le prix de l’or varie constamment sur le marché international. Aujourd’hui, le gramme de bijou est vendu entre 85 000 et 86 000 FCFA. Même si les prix ont baissé, cela n’a pas eu d’incidence sur nos ventes », confie-t-il.
Les tensions géopolitiques en toile de fond
Pour l’économiste Modibo Mao Makalou, cette baisse s’explique principalement par l’évolution du contexte géopolitique mondial. Il souligne que l’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période d’incertitude, mais que son attrait diminue lorsque les tensions internationales s’apaisent.
Selon lui, la situation autour du détroit d’Ormuz, un corridor stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial ainsi qu’une part importante du gaz, influence directement le comportement des investisseurs.
« Lorsque le détroit d’Ormuz fonctionne normalement, les risques perçus diminuent. Les investisseurs sont alors moins enclins à conserver leurs réserves d’or et réorientent leurs capitaux vers d’autres actifs, ce qui contribue à la baisse des cours », explique l’économiste.
Malgré le repli observé sur les marchés internationaux, les professionnels maliens de la bijouterie restent confiants. Ils estiment que ces fluctuations sont cycliques et que la demande locale continue de soutenir l’activité.
Source: Bamako bamada
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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