Bamako : l’activiste Ousmane Diallo libéré après plus de deux ans de détention sans procédure
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Ousmane Diallo, membre de l’association Tabital Pulaaku, a retrouvé la liberté mardi 7 avril 2026 en soirée à Bamako, après plus de deux ans de détention sans procédure judiciaire connue. Disparu en mars 2024, son cas avait suscité de vives inquiétudes au sein de sa famille et parmi les organisations de défense des droits humains. À ce jour, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités sur les circonstances de sa détention ni sur les raisons de sa libération.
Selon ses proches, l’activiste communautaire a été intercepté le 12 mars 2024 en pleine rue dans la capitale malienne par des hommes cagoulés, identifiés par la suite comme appartenant à la Sécurité d’État. Depuis cette date, il était détenu dans un lieu tenu secret, sans qu’aucune charge ne soit formellement retenue contre lui, ni qu’une procédure judiciaire ne soit engagée.
Son retour au domicile familial intervient dans un état de santé préoccupant. Amaigri et affaibli, Ousmane Diallo présente des signes visibles des conditions de détention difficiles qu’il aurait subies. Des témoignages concordants évoquent des lieux de privation de liberté caractérisés par la promiscuité, un accès limité à la nourriture et des conditions sanitaires précaires. Il bénéficie actuellement de soins médicaux et d’un suivi destiné à favoriser sa récupération.
Durant sa disparition, des sources sécuritaires avaient évoqué de possibles liens avec des groupes armés, sans toutefois fournir d’éléments publics pour étayer ces accusations. Ces allégations ont toujours été rejetées par sa famille ainsi que par les responsables de Tabital Pulaaku, qui dénoncent une arrestation arbitraire visant un défenseur des droits des populations peules.
La libération d’Ousmane Diallo relance le débat sur les pratiques de détention extrajudiciaire dans un contexte sécuritaire tendu au Mali. Plusieurs organisations internationales continuent d’alerter sur les cas de disparitions forcées et appellent à davantage de transparence de la part des autorités de transition.
En attendant d’éventuelles clarifications officielles, ses proches expriment avant tout leur soulagement. Après plus de deux années d’incertitude, ils saluent la fin d’une épreuve marquée par l’angoisse et l’absence d’informations sur le sort de l’activiste.
Source: Afrik.Com
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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