Bamako : à Guinée-Place, la saturation de la gare routière étouffe la circulation sur la RN5
- Amadou Diallo
- il y a 14 heures
- 2 min de lecture

À Bamako, la circulation sur la Route nationale n°5 (RN5), au niveau de la gare routière de Djikoroni-Para, communément appelée Guinée-Place, est devenue un véritable calvaire pour les usagers. À cet endroit stratégique, l’infrastructure routière ne parvient plus à absorber le flux quotidien de véhicules, provoquant des embouteillages chroniques.
Afin d’identifier les causes de cette congestion persistante, l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) a effectué une visite de terrain sur le site. Cette mission s’est déroulée en présence des forces de sécurité, des autorités municipales ainsi que des responsables syndicaux de la gare routière, tous directement concernés par la gestion de cet espace névralgique.
Une saturation interne aux effets externes
Les observations menées sur place ont rapidement mis en lumière que le problème ne se limite pas à la seule RN5. Le principal facteur de blocage se situe à l’intérieur même de la gare routière. L’espace disponible, à la fois exigu et mal structuré, est incapable de contenir le volume élevé de véhicules qui y entrent et en sortent chaque jour.
Cette saturation interne entraîne un débordement sur la voie principale, transformant les abords de la RN5 en un point de congestion quasi permanent, notamment aux heures de pointe.
Une occupation anarchique des espaces
À cette contrainte structurelle s’ajoute une occupation désordonnée du site. Au fil des années, des activités informelles — restaurants de fortune, kiosques, bars, stations de lavage auto et moto — se sont installées dans les espaces initialement dédiés à la circulation et aux manœuvres des véhicules.
Cette transformation progressive de la gare en un espace commercial à ciel ouvert se fait au détriment de sa fonction première de plateforme de transport, aggravant les difficultés de circulation et de sécurité routière.
Un appel à une action concertée
Face à l’ampleur du problème, un consensus s’est dégagé entre les différents acteurs présents. La résolution durable de la congestion passe nécessairement par une réorganisation en profondeur de la gare routière et la libération des emprises occupées de manière anarchique. Sans une intervention coordonnée des autorités compétentes, toute tentative d’amélioration de la fluidité sur la RN5 restera partielle et inefficace.
Des attentes fortes des usagers
Cette visite de terrain marque une étape importante dans la réflexion globale sur la gestion des grands axes urbains de Bamako. Les usagers, quotidiennement confrontés aux embouteillages sur la RN5, attendent désormais que ces constats débouchent sur des décisions concrètes et rapides, à même d’améliorer durablement la mobilité urbaine dans cette zone stratégique de la capitale.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








.jpg)












Commentaires