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Burkina Faso : de lourdes peines requises dans un procès de détournement de près de 3 milliards de FCFA

  • il y a 3 minutes
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Au Burkina Faso, le parquet a requis de lourdes sanctions dans le procès portant sur un vaste détournement de fonds au sein du ministère de l’Action humanitaire. L’affaire concerne près de trois milliards de francs CFA qui auraient été soustraits entre 2016 et 2024, au détriment des populations vulnérables. Le verdict du tribunal est attendu pour le 27 mars prochain.

Après dix jours de débats devant le palais de justice de Ouagadougou, les audiences ont permis de mettre en lumière les mécanismes présumés ayant conduit à cette importante perte de ressources publiques. Les fonds en question étaient initialement destinés à soutenir les personnes en situation de vulnérabilité, notamment dans un contexte marqué par la crise sécuritaire et les déplacements internes.

Des peines de prison et de lourdes amendes requises

Dans ses réquisitions finales, le ministère public a plaidé pour des sanctions pénales et financières exemplaires afin de lutter contre la délinquance économique. Le parquet a notamment requis cinq ans de prison ferme contre l’ancienne ministre Laure Zongo, et onze ans de réclusion contre Yé Yaké Camille, ancien directeur de la gestion des finances.

L’accusation a également demandé la confiscation des biens des douze prévenus, ainsi que des amendes pouvant atteindre 500 millions de francs CFA. Pour le procureur, seule une sanction touchant directement le patrimoine des accusés serait de nature à dissuader de tels agissements.

 

Des mécanismes présumés de détournement

Au cours de l’instruction, plusieurs pratiques frauduleuses ont été évoquées, notamment l’organisation d’activités fictives, des surfacturations liées au Conseil national de secours d’urgence (CONASUR) et diverses irrégularités dans l’acquisition de pagnes destinés à certaines actions sociales.

L’ancienne ministre est également accusée d’avoir détourné du carburant et environ 86 millions de francs CFA, des ressources censées être utilisées pour soutenir les personnes déplacées internes.

La défense conteste les accusations

Face aux réquisitions du parquet, les avocats de la défense ont plaidé la relaxe générale, estimant que le dossier repose sur des éléments insuffisants. Me Adama Kagoné a notamment dénoncé une procédure qu’il juge dépourvue de preuves matérielles solides.

Selon la défense, les accusations de détournement ne seraient pas étayées par des éléments probants, transformant ce procès très médiatisé en une épreuve injuste pour les personnes poursuivies.

Après les dernières plaidoiries, le tribunal a mis l’affaire en délibéré, fixant la date du verdict au 27 mars 2026.

 

Source : Afrik.Com

 

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN


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