Crise vénézuélienne : l’AES condamne l’intervention militaire américaine et interpelle le Conseil de sécurité de l’ONU
- Amadou Diallo
- il y a 12 minutes
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La Confédération des États du Sahel (AES) a condamné avec force l’opération militaire menée par les États-Unis sur le territoire vénézuélien, qualifiant cette action d’« acte d’agression » et appelant le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre position. Cette déclaration, rendue publique le 8 janvier à Ouagadougou et signée par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et de l’AES, constitue l’une des prises de position africaines les plus fermes à ce jour sur la crise vénézuélienne.
L’organisation régionale dénonce une opération qu’elle qualifie d’« enlèvement illégal » du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, ainsi qu’une « ingérence inacceptable » dans les affaires intérieures d’un État souverain. Elle appelle le Conseil de sécurité à « assumer pleinement sa mission en vertu de la Charte des Nations unies », en condamnant clairement l’intervention et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale.
Selon le communiqué de l’AES, l’usage de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État constitue un acte d’agression contraire aux principes fondamentaux du droit international et à la Charte des Nations unies. L’organisation regrette « profondément le recours unilatéral à la force » et souligne que l’intervention, menée par un membre permanent du Conseil de sécurité, fragilise davantage l’ordre international.
L’AES formule trois exigences concrètes dans son appel :
la condamnation explicite de l’action militaire américaine par le Conseil de sécurité ;
la réaffirmation d’un ordre mondial fondé sur le respect et l’égalité souveraine des États ;
l’expression de solidarité avec le peuple vénézuélien, dont l’AES estime que la souveraineté a été bafouée.
APAnews - Agence de Presse Africaine
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions internationales accrues depuis le début de janvier 2026, lorsque les États-Unis ont lancé une opération militaire à grande échelle au Venezuela, au cours de laquelle le président Nicolás Maduro et son épouse ont été capturés par les forces américaines. L’intervention, décrite par Washington comme une opération contre le narcotrafic et un effort pour restaurer la démocratie, a suscité des réactions critiques à travers le monde et des interrogations sur sa légalité au regard du droit international.
Alors que certains États et organisations régionales se sont dits préoccupés par les développements récents, l’AES adopte l’une des positions les plus revendicatrices sur la scène africaine, appelant explicitement l’ONU à agir pour préserver l’ordre juridique international.
Source : Bamako bamada
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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