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Côte d’Ivoire : démonstration de force du “Front commun” à Yopougon pour des réformes électorales

  • 11 août 2025
  • 2 min de lecture


La commune de Yopougon a été, ce samedi 9 août 2025, le théâtre d’une mobilisation massive ayant réuni plusieurs milliers de militants et sympathisants issus de divers partis de l’opposition ivoirienne. Sous la bannière du Front commun – une coalition née en juin dernier de l’alliance entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) et le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) – les participants ont défilé pour exiger une réforme en profondeur du système électoral.

Un dispositif sécuritaire renforcé

Dès l’aube, un important déploiement des forces de l’ordre a sécurisé le parcours.

Police, gendarmerie et Compagnie républicaine de sécurité (CRS) ont occupé les carrefours stratégiques et les zones sensibles, encadrant le cortège par des cordons et patrouilles régulières. Cette présence a permis de prévenir tout incident et de garantir un déroulement encadré.

Une marche disciplinée

Contrairement aux appréhensions initiales, la manifestation s’est tenue dans le calme. Vêtus aux couleurs de leurs partis, les marcheurs ont scandé des slogans en faveur d’un scrutin “inclusif, transparent et apaisé”, brandissant pancartes et banderoles appelant à la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) et à l’inscription de personnalités politiques majeures – Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé – sur les listes électorales.

 

Des leaders prônant la retenue

Parmi les figures présentes figuraient Yohou Dia Houphouet Augustin, Hubert Oulai, Sébastien Djédjé Dano et Koné Katinan. Tous ont exhorté les manifestants à rester pacifiques et à ne pas répondre aux provocations, insistant sur la nécessité de faire passer un message politique fort sans heurts.

Un pacifisme revendiqué

De nombreux militants ont réaffirmé que leur mobilisation n’avait pas vocation à semer des troubles. Pour eux, cette marche prouve qu’une mobilisation d’ampleur peut se tenir dans le respect des lois, même en contexte politique tendu. Plusieurs ont salué l’attitude jugée “professionnelle” des forces de sécurité.

Un signal politique fort

Créé le 19 juin dernier, le Front commun ambitionne de rassembler l’opposition autour de revendications communes avant la présidentielle. Ses promoteurs jugent indispensables des réformes de la CEI pour assurer l’égalité des chances entre candidats et renforcer la crédibilité du scrutin. La mobilisation de Yopougon, considérée par de nombreux observateurs comme un test grandeur nature, illustre la capacité de la coalition à élargir son audience au-delà de ses bases traditionnelles.

En choisissant la plus grande commune d’Abidjan pour sa première grande démonstration de force, le Front commun lance un message clair : la campagne pour une présidentielle inclusive est ouverte, avec la volonté affirmée de placer les réformes électorales au cœur du débat politique national.


Haoua Sangaré

LETJIKAN


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