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Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh réélu avec 97,81 % des voix, l’Union africaine salue le scrutin

  • il y a 2 heures
  • 2 min de lecture

Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a été réélu samedi 11 avril 2026 pour un sixième mandat avec 97,81 % des suffrages exprimés, selon les résultats officiels. Âgé de 78 ans, celui que l’on surnomme IOG devance largement son unique adversaire, Mohamed Farah Samatar, crédité de 2,19 % des voix. Le taux de participation a été annoncé à 80,4 %.

La publication des résultats n’a suscité que peu de réactions dans le pays, où plusieurs témoignages évoquent une faible affluence dans certains bureaux de vote. Sur les réseaux sociaux, le chef de l’État s’est déclaré « réélu » avant même la consolidation complète des résultats officiels.

L’Union africaine félicite le président réélu

Quelques heures après l’annonce des résultats, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses « chaleureuses félicitations » à Ismaïl Omar Guelleh. Il a salué « la participation pacifique du peuple djiboutien » ainsi que « son engagement en faveur de la gouvernance démocratique ».

 

Cette réaction intervient dans un contexte particulier : Mahmoud Ali Youssouf a longtemps été ministre des Affaires étrangères de Djibouti sous la présidence de M. Guelleh, avant de prendre la tête de la Commission de l’UA en février 2025.

Un cadre constitutionnel modifié à plusieurs reprises

Le maintien au pouvoir du président Guelleh s’inscrit dans une série de réformes constitutionnelles engagées depuis plusieurs années. En 2010, la limitation du nombre de mandats avait été supprimée. Plus récemment, en octobre 2025, le Parlement djiboutien a adopté à l’unanimité une révision supprimant la limite d’âge de 75 ans pour les candidats à l’élection présidentielle.

Ces modifications ont été critiquées par des organisations de la société civile, qui y voient un moyen de prolonger indéfiniment le mandat du chef de l’État.

Une opposition marginalisée

Le paysage politique djiboutien reste marqué par la faiblesse de l’opposition. Le principal adversaire du président, issu d’un parti sans représentation parlementaire, n’a pas pesé significativement dans le scrutin. Des organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement des restrictions pesant sur les partis d’opposition et les médias.

Djibouti occupe la 168ᵉ place sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Interrogations sur la succession

Par ailleurs, des interrogations persistent quant à l’état de santé du président et à la question de sa succession. Des observateurs évoquent la possibilité d’une transmission du pouvoir au sein de son entourage familial, bien qu’aucune annonce officielle n’ait été faite en ce sens.

Un contexte géopolitique stratégique

Situé à l’entrée de la mer Rouge, Djibouti occupe une position stratégique majeure au niveau du détroit de Bab el-Mandeb, par lequel transite une part importante du commerce mondial. Le pays accueille plusieurs bases militaires étrangères, notamment françaises, américaines et chinoises, ce qui renforce son importance sur la scène միջազգային.

Dans ce contexte, certains partenaires internationaux privilégient la stabilité politique du pays, malgré les critiques portant sur le processus électoral et la gouvernance.

 

Source: Afrik.Com

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN


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