DOZO : origine et rôle !
- 22 oct. 2021
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L'origine des confréries de chasseurs en Afrique subsaharienne remonterait à la vallée du Nil. Durant l'Égypte antique, les castes socio-professionnelles étaient nombreuses, mais en particulier on pouvait distinguer trois grandes classes : les nobles, les artisans, les serviles.
Les sociétés ouest-africaines ont hérité de ce schéma social, tout comme du matriarcat, du totémisme, entre autres, et également des confréries ésotériques de chasseurs, religieuses, danseurs, tout étant fondé sur la profession.
La tradition orale mandingue fait remonter l'existence de ces confréries à deux frères mythiques : Kontron et Sanin. Le fondateur de l'Empire du Mali, Soundiata Keïta, était, avant de devenir Mansa, membre d'une confrérie de chasseurs dont il fut nommé maître, d'où son surnom Simbo. Son corps militaire était surtout composé de chasseurs.
Chez les Mandingues (Malinkés, Bambaras et Dioula) ainsi que chez les groupes apparentés ces confréries de chasseurs étaient très vivaces.
Souvent recrutés parmi les nobles, les dignitaires, surtout les classes guerrières, les membres de ces confréries jouaient un rôle très important dans la société. Cependant ils n'avaient que très peu d'influence en ce qui concernait les décisions politiques, qui étaient l'affaire des dirigeants, de la royauté.
L'initiation était la première étape pour intégrer une confrérie de chasseurs. De jeunes adolescents étaient souvent envoyés pour intégrer une telle confrérie, car elles étaient également considérées comme une école de vie. Leur structure, contrairement à d'autres, ne dépend pas de successions héréditaires.
L'apprentissage de la faune et de la flore, en particulier des plantes médicinales, de la cosmogonie, de la hiérarchie de la confrérie, de l'art lié au monde des chasseurs, des interdits qui les frappent, tout cela représentait une partie de la vie dans ces confréries purement ésotériques[réf. souhaitée.
Les confréries de chasseurs, très solidaires entre elles, sont très liées aux forgerons, souvent castes dans les sociétés africaines.
Les dozos sont censés être dépositaires de savoirs mystiques séculaires. Ils reconnaîtraient et chasseraient les mauvais esprits, seraient invulnérables aux balles, auraient la capacité de se transformer en lion, etc. Beaucoup jouent d'ailleurs aujourd'hui le rôle de guérisseur.
Ces confréries existent encore aujourd'hui, comme en témoigne le livre de l'ethnologue malien Youssouf Tata Cissé, La confrérie des chasseurs Malinké et Bambara : mythes, rites et récits initiatiques.
En Afrique de l'Ouest, ils sont appelés Dozos et sont très liés aux populations de langues mandingues (Guinée, Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire notamment). Dans ces pays, on peut assister à des scènes folkloriques de danses, chants, des parades, des réunions, où sont évoquées, racontées, les histoires liées à cette confrérie, aussi de nombreuses scènes de sacrifices.
Source Momo CI




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