Guinée : quarante partis politiques dissous par les autorités de transition
- il y a 16 heures
- 2 min de lecture

Dans une décision aux répercussions majeures sur la vie politique nationale, les autorités guinéennes ont annoncé, dans la nuit du vendredi 6 mars 2026, la dissolution de quarante partis politiques. La mesure a été officialisée par un arrêté signé par le ministre de l’Administration du territoire, Ibrahima Kalil Condé.
Selon le document, cette décision fait suite au « non-respect des obligations légales » par plusieurs formations politiques, dans le cadre de la réorganisation en cours du paysage politique guinéen.
Des formations majeures touchées
Parmi les partis dissous figurent plusieurs formations qui ont longtemps dominé la scène politique du pays. C’est notamment le cas du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel), associé à l’ancien président Alpha Condé.
L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par Cellou Dalein Diallo, ainsi que l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré font également partie des partis concernés par cette décision.
Ces trois formations ont joué un rôle central dans les élections présidentielles et législatives guinéennes depuis le début des années 2000, structurant pendant près de deux décennies l’essentiel de la compétition politique nationale.
Des manquements aux obligations administratives
Dans son arrêté, le ministère de l’Administration du territoire évoque des manquements aux exigences administratives et réglementaires imposées aux partis politiques. Les autorités reprochent notamment à certaines formations de ne pas s’être conformées aux nouvelles dispositions établies dans le cadre de la réforme du système partisan.
Cette décision intervient dans un contexte de refonte des institutions politiques, engagé depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de transition dirigées par le général Mamadi Doumbouya.
Un tournant dans la vie politique guinéenne
La dissolution simultanée de quarante partis, dont plusieurs acteurs historiques de la vie politique nationale, constitue un séisme politique inédit en Guinée. Une telle mesure n’avait encore jamais été prise à une échelle aussi large dans l’histoire récente du pays.
Pour de nombreux observateurs, cette décision pourrait reconfigurer profondément l’équilibre politique national à l’approche des prochaines étapes du processus de transition.
Reste désormais à observer les réactions des responsables politiques concernés et à voir si de nouvelles formations ou alliances politiques émergeront dans les semaines à venir pour redessiner le paysage politique guinéen.
Source: News Afrique
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




.jpg)












Commentaires