Guinée : une vidéo polémique d’un orpailleur burkinabè déclenche tensions et enquête judiciaire à Siguiri
- Amadou Diallo
- 26 nov. 2025
- 2 min de lecture

La diffusion d’une vidéo dans laquelle un jeune orpailleur burkinabè affirme vouloir « gâter la terre de Guinée » a ravivé les tensions dans le Nord du pays, provoquant colère, violences et réactions officielles. Face à l’escalade, le Haut Conseil des Burkinabè de l’Étranger (HCBE) à Kankan a tenu à dissiper toute ambiguïté : « Ces propos ne reflètent en rien la communauté burkinabè », a-t-il affirmé dans un communiqué publié le 17 novembre.
L’organisation, très présente dans les zones minières, a fermement condamné les propos jugés provocateurs du jeune homme, présenté comme un cas isolé. Elle a également présenté des excuses au peuple et aux autorités guinéennes, tout en annonçant collaborer pour identifier l’auteur de la vidéo afin qu’il soit remis aux services compétents.
Quatre jours plus tard, la réponse judiciaire s’est formalisée. Dans un communiqué daté du 21 novembre, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri a annoncé l’ouverture d’une enquête visant les auteurs de la séquence virale. Les investigations seront menées en collaboration avec le HCBE pour déterminer les responsabilités et engager des poursuites.
Le parquet a toutefois élargi sa communication au climat de tension qui a suivi la diffusion des images. Le magistrat a condamné les actes de vandalisme, de pillage et les attaques ciblant des biens appartenant à des ressortissants burkinabè. Tout en reconnaissant l’émoi suscité par les propos du jeune orpailleur, il a rappelé que seule la justice est habilitée à agir : les représailles, a-t-il insisté, constituent des infractions graves.
Les autorités assurent que des mesures seront prises pour rétablir le calme dans cette zone aurifère sensible, où la cohabitation entre orpailleurs guinéens et étrangers est régulièrement marquée par des tensions. Cette affaire pourrait constituer un test pour les capacités de médiation et de coordination des autorités guinéennes et burkinabè, dans un secteur où la pression économique et sociale reste particulièrement forte.
Source: Faso. Net
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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