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Kinshasa : un homme condamné à mort pour le meurtre et l’anthropophagie de sa mère

  • il y a 13 heures
  • 3 min de lecture

La justice congolaise a rendu un verdict d’une rare sévérité. Jeudi 26 février 2026, le tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a condamné à la peine de mort un homme identifié comme Josué Kaniki, reconnu coupable du meurtre de sa mère et d’actes d’anthropophagie.

L’affaire, qui a profondément choqué l’opinion publique, s’est déroulée dans la commune de Kisenso, à l’est de la capitale congolaise.

Une découverte macabre à Kisenso

Les faits remontent au mercredi 25 février. Des riverains, incommodés par une forte odeur provenant d’une habitation du quartier, ont alerté les services de sécurité. À leur arrivée, les agents ont dû forcer la porte du domicile.

À l’intérieur, ils ont découvert le corps sans vie d’une femme, démembré. Selon les premières constatations, une partie des restes avait été placée dans un congélateur. Le suspect, âgé d’une trentaine d’années, a été retrouvé caché sous un lit, en possession d’une machette. Il a été immédiatement interpellé et conduit au cachot de la Police nationale congolaise (PNC).

D’après les informations recueillies, l’homme aurait reconnu les faits dès son arrestation.

Un différend financier à l’origine du drame

Selon les autorités locales, le crime serait lié à un conflit financier portant sur la vente d’une parcelle. Le prévenu, présenté comme un ancien expulsé d’Europe, reprochait à sa mère de ne pas lui avoir reversé l’argent issu de cette transaction.

Le bourgmestre de Kisenso, Godé Atswel, cité par Radio Okapi, a indiqué que le suspect aurait tué sa mère à la suite de ce différend, avant de procéder au démembrement du corps. Une partie de la chair aurait été consommée, tandis que d’autres restes ont été conservés au congélateur. Les fréquentes coupures d’électricité dans le quartier auraient accéléré la décomposition du corps, provoquant l’odeur qui a alerté le voisinage.

Le ministère public a retenu contre lui les infractions de meurtre et d’anthropophagie, cette dernière étant définie par le droit pénal congolais comme le fait de consommer de la chair humaine.

Une audience en flagrance

Compte tenu de l’émotion suscitée par l’affaire, la justice a opté pour une procédure en flagrance. L’audience s’est tenue devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete, compétent pour les faits commis dans cette juridiction.

Lors des débats, le prévenu a confirmé ses aveux, selon des sources judiciaires. Le tribunal l’a déclaré coupable de meurtre et d’anthropophagie. Il a été condamné à la peine capitale pour le meurtre et à trois ans de servitude pénale pour l’anthropophagie. En application des règles relatives au cumul des peines, seule la sanction la plus lourde, la peine de mort, a été retenue.

La juridiction a également ordonné son arrestation immédiate ainsi que le versement de 50 000 dollars américains à la partie civile à titre de dommages et intérêts.

Une enquête sur l’état mental du condamné

Parallèlement au jugement, une enquête complémentaire a été ouverte afin d’évaluer l’état mental du condamné au moment des faits. Les autorités cherchent à déterminer s’il disposait pleinement de ses facultés ou si des troubles psychologiques ont pu altérer son discernement.

Dans la commune de Kisenso, l’affaire continue de susciter stupeur et incompréhension. Au-delà de l’horreur des faits, ce drame met en lumière des tensions sociales persistantes, notamment les conflits fonciers, la précarité économique et les fragilités psychologiques pouvant conduire à des tragédies familiales.

Si le verdict met un terme judiciaire à cette affaire, il laisse une communauté profondément marquée par l’un des crimes les plus choquants récemment enregistrés dans la capitale congolaise.

 

Source : Afrik.Com

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN


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