Polémique autour des propos d’Abdoulaye Diop : les héritiers de Modibo Keïta réclament sa destitution pour “faute grave”
- Amadou Diallo
- 23 oct. 2025
- 2 min de lecture

Bamako, 22 octobre 2025 – Les déclarations du ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, tenues lors d’une intervention à Lomé, continuent de susciter de vives réactions. En évoquant le père de l’indépendance, Modibo Keïta, pour illustrer les défis du leadership africain au moment des indépendances, le chef de la diplomatie malienne s’est attiré les foudres de la famille de l’ancien président.
Lors de son allocution, M. Diop a affirmé que « Modibo Keïta était un instituteur » et qu’il « n’avait pas été préparé à diriger un pays », estimant que les dirigeants actuels disposaient désormais de « compétences et d’expériences différentes ». Des propos qui, relayés massivement sur les réseaux sociaux, ont été perçus par de nombreux internautes comme une remise en cause du mérite et de la stature historique du premier président du Mali indépendant.
Face à la montée des critiques, les héritiers de Modibo Keïta ont publié un communiqué le 15 octobre, dans lequel ils dénoncent une “atteinte à la mémoire nationale” et réclament la destitution du ministre pour faute grave. La famille estime que ces propos portent atteinte à la dignité et à l’héritage politique de leur illustre aïeul.
Abdoulaye Diop a rapidement tenté d’apaiser la polémique. Sur ses comptes officiels, il a présenté ses excuses publiques, affirmant que ses propos avaient été mal interprétés. Le ministre a réitéré son « profond respect » pour Modibo Keïta, qualifié de « figure emblématique de l’indépendance, modèle d’intégrité, d’engagement patriotique et de clairvoyance ». Il a assuré que son intention n’était « nullement de diminuer son héritage », mais plutôt de « mettre en lumière la réussite exceptionnelle de l’époque face aux défis du moment ».
Malgré ces excuses, la famille Keïta maintient sa demande de sanction, estimant que le ministre a manqué à son devoir de réserve et de respect envers une figure fondatrice de la nation. La polémique, largement relayée dans la presse et sur les réseaux sociaux, relance le débat sur la mémoire politique et la reconnaissance des pères de l’indépendance dans le Mali contemporain.
Source : Bamako bamada
Haoua Sangaré
LETJIKAN








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