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RDC : fin de l’épidémie de Mpox en tant qu’urgence nationale, mais la vigilance reste de mise

  • il y a 14 heures
  • 3 min de lecture

La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement déclaré la fin de l’épidémie de Mpox en tant qu’urgence de santé publique nationale. L’annonce a été faite jeudi 2 avril 2026 à Kinshasa par le ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, Roger Samuel Kamba, lors d’une cérémonie officielle.

Cette décision intervient dans un contexte international favorable, marqué par la levée de l’état d’urgence sanitaire par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), ainsi que par le retrait du Mpox de la liste des urgences de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une épidémie maîtrisée, mais toujours présente

Malgré cette avancée significative, les autorités congolaises appellent à la prudence. Le ministre de la Santé a souligné que la fin de l’épidémie ne signifie pas l’éradication du virus.

« Nous n’avons pas encore éradiqué le virus, mais l’épidémie est terminée », a déclaré Roger Samuel Kamba, précisant que le pays est passé d’environ 2 400 cas hebdomadaires au début de l’année 2025 à seulement 170 cas actuellement.

Cette amélioration est attribuée à une stratégie de riposte coordonnée, articulée autour d’un « plan unique, un budget unique, une coordination unique et une réponse unique », permettant une gestion plus efficace que lors des crises sanitaires précédentes.

Une crise sanitaire majeure depuis 2022

Depuis fin 2022, la RDC faisait face à une recrudescence inquiétante des cas de Mpox, une maladie virale appartenant au genre des Orthopoxvirus. La situation s’était progressivement aggravée, conduisant l’OMS à classer la maladie comme une urgence de santé publique de portée internationale en 2024.

Avec plus de 124 000 cas recensés, le pays s’est imposé comme l’un des principaux foyers mondiaux de la maladie. Les enfants ont été particulièrement affectés, notamment dans les zones rurales et les régions fragilisées par des crises humanitaires et sécuritaires.

 

Le manque initial de vaccins, les difficultés d’accès aux soins, ainsi que l’insécurité dans certaines provinces, notamment à l’est du pays, ont fortement compliqué la riposte sanitaire.

Vaccination et renforcement du système de santé

Pour faire face à cette crise, les autorités congolaises, avec l’appui de leurs partenaires, ont déployé une vaste campagne de vaccination. À ce jour, plus de 1,55 million de personnes ont été vaccinées, avec une couverture estimée à 46 %.

Parallèlement, des progrès notables ont été réalisés dans le renforcement du système de santé. Le pays dispose désormais d’une soixantaine de laboratoires opérationnels, contre seulement deux au début de l’épidémie.

« Sur le plan des ressources humaines, nous sortons de cette épidémie avec un système de santé renforcé », a affirmé le ministre.

Une gestion financière jugée plus efficace

Les autorités mettent également en avant une meilleure maîtrise des coûts. La riposte contre le Mpox a mobilisé environ 90 millions de dollars pour plus de 124 000 cas, contre 1,2 milliard de dollars dépensés lors de l’épidémie d’Ebola pour environ 3 000 cas.

Le pic de l’épidémie avait été atteint en 2025, avec plus de 2 400 cas par semaine. Grâce aux mesures mises en œuvre, la situation est désormais stabilisée à des niveaux jugés non épidémiques.

Si la RDC tourne une page importante dans la lutte contre le Mpox, les autorités insistent néanmoins sur la nécessité de maintenir les efforts afin d’éviter toute résurgence de la maladie.

 

 

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN


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