Route Bamako–Kati : le Directeur général des Routes exige une accélération des travaux
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« Il faut accélérer pour rattraper le temps perdu. » En effectuant, jeudi 26 février 2026, une visite de terrain sur plusieurs chantiers routiers entre Bamako et Kati, le Directeur général des Routes, Cheick Oumar Diallo, a affiché un ton ferme. Cette mission, menée sur instruction de la ministre des Transports et des Infrastructures, visait à évaluer l’état d’avancement des travaux, notamment ceux liés à l’aménagement en 2x2 voies de la Route régionale n°9 (RR9).
Ce projet est présenté comme une réponse majeure à la saturation chronique de l’axe Bamako–Kati, emprunté quotidiennement par des milliers d’usagers.
Un programme structurant pour l’Ouest de Bamako
Le chantier couvre plusieurs segments stratégiques : la section Bamako–Koulouba–Kati de la RR9, la bretelle d’accès au Point G, l’axe Rond-point – GMS – Samé – Kati, ainsi que 7 kilomètres de voiries urbaines dans la ville de Kati.
À ce stade, les travaux se concentrent principalement sur le tronçon Koulouba–Kati, avec des opérations de libération des emprises et de terrassement, étapes préalables à la mise en place des couches de chaussée.
L’entreprise COVEC Mali, chargée de l’exécution, ainsi que la mission de contrôle, assurent être mobilisées et annoncent un renforcement progressif des moyens humains et matériels afin d’intensifier le rythme des travaux.
Un avancement en deçà des attentes
Au 26 février 2026, le taux d’exécution global du projet est estimé à 10 %, alors qu’environ un tiers du délai contractuel est déjà écoulé. Ce décalage a motivé l’appel à la vigilance lancé par le Directeur général des Routes.
Sur place, Cheick Oumar Diallo a insisté sur la nécessité d’accélérer la cadence pour compenser le retard enregistré au démarrage et prévenir tout nouveau glissement du calendrier. L’enjeu est de taille : garantir la livraison d’une infrastructure jugée stratégique pour la mobilité urbaine et périurbaine.
Des avancées jugées satisfaisantes à Kati
La délégation s’est également rendue sur les 7 kilomètres de voiries urbaines en cours de réalisation à Kati. Sur ce volet, le rythme d’exécution a été jugé satisfaisant.
Pour les populations locales, ces aménagements devraient améliorer la fluidité du trafic, limiter les nuisances liées à la poussière en saison sèche et faciliter l’accès aux services urbains.
Un axe vital pour l’économie locale
L’axe Bamako–Kati constitue un corridor essentiel pour les déplacements quotidiens, le transport de marchandises et les échanges économiques. Son élargissement en 2x2 voies et la modernisation des voiries environnantes représentent un levier important pour le désengorgement durable de l’Ouest de la capitale et le développement des localités traversées.
La réussite du projet dépend désormais de la capacité des entreprises à accélérer significativement le rythme d’exécution. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si le retard pourra être résorbé et si le chantier tiendra ses engagements en matière de modernisation et de fluidité du trafic.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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